La Sécurité de l’Information est-elle un échec ? Spaghettis et “complicités” internes !

Written by Sivis Pacem on février 21, 2012 – 11:29 -

Nous dédions cet article à M. Pascal Lointier, le président du CLUSIF, qui nous a quittés brutalement le 14 février 2012. Passionné, engagé, doté d’un solide sens de l’humour et respecté par ses pairs, il aura fortement contribué à l’essor de la SSI en France. Qu’il en soit remercié !

(Source)

Ce quatrième article de notre chronique sécurité se veut un éclaircissement sur la physionomie globale des risques, d’origine majoritairement internes, tout en insistant sur la capacité d’adaptation des menaces. Rappelons tout d’abord quelle a été notre démarche. Dans un premier article, nous constations l’échec, des pratiques actuelles en termes de Sécurité de l’Information, un sentiment partagé par une majorité de la profession. L’occasion nous était donnée, dans un second temps, de développer notre analyse quant aux raisons de cet échec en insistant sur un certain manque d’adaptation et une fâcheuse tendance aux effets de mode et aux facilités coupables… Dans un troisième opus, nous traitions de la problématique de l’inventaire et du volume des données tout en interrogeant la pertinence des méthodologies « clés en main »  vis à vis d’une approche pragmatique consistant à évaluer, questionner puis valider une démarche de sécurité avant son démarrage.

Si l’on veut essayer de comprendre la fragilité des Systèmes d’Information (S.I.) qui traitent des données, données sur lesquelles nous nous étions concentrés dans notre précédent article, il va nous falloir faire un peu “d’archéologie” technologique et introduire la notion d’urbanisme du S.I.

Read more »


Tags: , , , , , , , , , ,
Posted in Cidris/CIDRIS-Cyberwarfare, Industrie, Militaire, Si vis pacem, Société, Sécurité, Technologie, Économie | No Comments »

Au commencement était la guerre…11/From the Halls of Montezuma… to the sands of Vietnam (1)

Written by Stephane Mantoux on février 18, 2012 – 8:00 -

Le film We were soldiers (2002) de Randall Wallace, avec Mel Gibson, a popularisé l’idée selon laquelle la 1st Cavalry Division, unité de l’US Army, aurait livré le premier grand combat de la guerre du Viêtnam, en novembre 1965. Cela est vrai dans le sens où les hommes de la division à l’emblème du cheval affrontent des unités de l’armée régulière nord-viêtnamienne (NVA, North Vietnamese Army, en anglais). Pourtant, ce sont les Marines de la III Marine Amphibious Force qui livrent le premier combat d’envergure de la guerre du Viêtnam, non pas contre la NVA mais contre le Vietcong, la branche armée du Front National de Libération, créé en 1960 et soutenu par Hanoï. Ce premier affrontement d’envergure, c’est l’opération Starlite, du 17 au 24 août 1965, déclenchée officiellement par les Marines pour mettre un terme à la menace que constitue le 1er régiment vietcong sur la nouvelle base aérienne de Chu Lai. L’opération Starlite n’a pas reçu le même traitement historiographique que la bataille de Ia Drang, qui l’a un peu éclipsée. Elle a trouvé son historien avec l’ancien Marine Otto Lehrack, qui a signé le seul ouvrage en anglais, relativement complet, sur la question. Récemment, le blog L’écho du champ de bataille abordait l’opération Starlite, reprenant l’idée selon laquelle les Marines ne font que réagir à la supposée menace du 1er régiment vietcong contre Chu Lai. Pourtant, est-ce vraiment le cas ?

Le prisme que constitue notre vision souvent américanocentrée du conflit -en raison des sources disponibles- ne conduit-elle pas à adopter un peu trop vite le point de vue de l’USMC ? Qu’en est-il si l’on prend en compte, aussi, le point de vue du Vietcong ? Cette étude en deux parties vise à comprendre comment les Marines se sont retrouvés sur le terrain, au nord du Sud-Viêtnam, comment s’est déroulée leur rencontre initiale avec le Vietcong, mais aussi comment celui-ci s’était installé dans la région et comment il réagit à l’arrivée des Américains. Enfin, il s’agit de tirer les enseignements de l’opération Starlite, l’un des premiers engagements d’envergure du conflit.

Read more »


Tags: , , , , , , , , , , , ,
Posted in Chronique Histoire, Culture, Histoire, Militaire, Opérations, Stéphane Mantoux/Historicoblog | No Comments »

Stratégie et politique étrangère américaine (6): « Pacification »?

Written by Stephane Taillat on février 15, 2012 – 5:27 -

Bien que le terme de « pacification » ne soit pas utilisé dans la doctrine officielle américaine (au profit de « stabilisation » et de « contre-insurrection), il reste une référence à partir de laquelle se forgent les stratégies militaires.  Cette référence renvoie elle-même à une « narration stratégique » qui s’ancre dans l’histoire de la conquête coloniale. Plus largement, le mot renvoie à un concept -d’ailleurs plus normatif que descriptif- pour qualifier les  politiques américains en Irak et en Afghanistan. En effet, cela suppose que non seulement les objectifs poursuivis (et les résultats obtenus) mais également les moyens employés soient « pacifiques ». Ce hiatus entre la réalité et le discours sur la « pacification » ayant déjà été relevé maintes fois, le but de cet article consiste à montrer plutôt quels sont les enjeux stratégiques d’une telle analogie historique.

1-Ne pas se tromper d’analogie:

La référence à la pacification coloniale apparaît pertinente au premier regard. En effet, la reconstruction d’un ordre politique et social local par des forces étrangères s’apparente davantage au temps de la conquête coloniale qu’à l’époque des « guerres de libération nationale ». Cela explique donc que les discours stratégiques tendent à identifier des procédés tactiques ou des exemples dans la première période. Notamment, l’idée que la pacification se fera à la fois par la construction d’institutions indigènes, par la connaissance culturelle locale, par le gain des « coeurs et des esprits » renvoie à la pacification coloniale durant laquelle administrations civile et militaire se confondaient, les ethnologues classaient les populations locales, les conquérants tissaient des « chaînes d’interdépendance complexes » (N. Elias) au sein des sociétés colonisées.

Read more »


Tags: , , ,
Posted in Géopolitique, Militaire, Stratégie, Stéphane Taillat/En Vérité, relations internationales | No Comments »

Adieu, veaux, vaches, phacochères…

Written by Abou Djaffar on février 12, 2012 – 2:25 -

Quelqu’un a pensé à dire aux jihadistes qu’ils prennent des coups à cause d’un avion surnommé le phacochère ? Je suis pourtant certain que cette annonce remporterait un grand succès chez nos amis d’en face. Mais, on dirait bien que cette époque sera bientôt derrière nous, sauf si les chefs de l’US Air Force reviennent à la raison, ce qui n’est pas leur genre.

Dans le cadre d’un ambitieux plan d’économies de près de 500 milliards de dollars sur 10 ans, l’Administration Obama a annoncé, à la fin du mois de janvier, une série de mesures âprement discutées aux États-Unis. Parmi celles-ci figurent la dissolution de 7 escadrons de chasseurs de l’US Air Force, (Fighters Squadrons, héritiers des Tactical Fighters Squadrons), 1 de F-16 de l’ANG, 1 de F-15 (sans doute un escadron d’entraînement affecté à l’Oregon Air National Guard) et surtout 5 de A-10. La perte prochaine d’un bon paquet de ces admirables camions à bombes a provoqué un véritable tollé, chacun déplorant la disparition d’un avion au physique pour le moins particulier mais si attachant au profit du JSF F-35 Lightning II, un appareil en cours de développement, qui vient d’ailleurs d’entrer en service au sein d’une unité d’entraînement des Marines, la VMFAT-501 basée à Eglin AFB, et qui doit, à terme, devenir un appareil également mis en œuvre par la Navy et l’Air Force.

Read more »


Tags: , ,
Posted in Abou Djaffar, Armement, Militaire | 7 Comments »

Rééditer Fortitude à l’ère de l’Internet

Written by SD on février 11, 2012 – 7:50 -

Les principes des opérations de déception qui pourraient être préparées et conduites actuellement ont peu évolué depuis quelques siècles. L’essor récent des technologies de l’information ne change pas fondamentalement cela. L’étude de l’opération Fortitude montre que si les moyens et les objectifs peuvent être différents, les voies restent analogues. Le point le plus sensible des opérations de déception, au niveau stratégique ou opératif, s’avère l’intégration politico-militaire.

En 1101, Robert II de Normandie, dit Robert Courteheuse[1], de retour des croisades, est en guerre avec son frère Henri. Il mène une opération de déception à grande échelle qui lui permet de traverser la Manche, en juillet 1101, grâce à 200 navires, 270 cavaliers et des unités d’infanterie. Malgré une défaite diplomatique ultérieure, ce franchissement reste un exemple historique de déception réussie, pour préparer un débarquement. Plus de huit siècles plus tard, les Alliés vont planifier et conduire une opération, en sens inverse, avec des objectifs et des moyens relativement différents. Les principes paraissent similaires. Ils s’appuient sur le contre-renseignement, de fausses concentrations de forces et des opérations menées dans la profondeur de future zone d’opérations[2]. L’essor des technologies numériques, leur démocratisation et l’émergence d’une « société de la transparence » [3], laissent penser à certains que ce type d’opérations n’est plus possible. Même s’il faut convenir que les déceptions sont risquées et difficiles à mettre en œuvre, elles peuvent être préparées et conduites dans des conditions analogues. Après avoir décrit les opérations alliées de déception en appui d’Overlord, il est nécessaire d’exposer leurs principes généraux et d’examiner ce qui pourrait être reproduit.

Read more »


Tags: , , , , , , ,
Posted in Culture, Diplomatie, Histoire, Militaire, Opérations, Politique, Renseignement, SD/Pour convaincre, Technologie | 1 Comment »

La logistique, fonction opérationnelle oubliée

Written by Olivier Kempf on février 5, 2012 – 2:50 -

Les bonnes nouvelles arrivent en rafale. Pardon, en escadrille. Bon, vous m’avez compris : en groupe. Ainsi donc, après l’annonce du prochain café stratégique sur la Syrie, voici le dernier bébé de cet hiver : ENFIN !

Livre_Log_fonction_ops_oubliee.png

« Enfin », pour plusieurs raisons :

  • parce que le colloque a eu lieu il y a maintenant dix-huit mois et que l’expérience m’enseigne qu’il est plus compliqué de publier les actes que d’organiser l’activité…
  • parce que la logistique est un vrai sujet, négligé par la plupart des amateurs de stratégie qui préfèrent, au choix, la technologie, le combat, les affaires d’information (info ops à cyber) ou de commandement, sans apercevoir que dans les conflits contemporains, la question logistique est absolument centrale et mérite d’être pensée au moins autant que les autres Read more »


Tags: , , , ,
Posted in Les alliés publient, Militaire, Olivier Kempf/EGEA, Parutions, colloque, Économie | 1 Comment »

Au commencement était la guerre…10/« De la fureur des hommes du Nord, protège-nous Seigneur » : mythe et réalité des raids vikings en Europe occidentale du Haut Moyen Age

Written by Stephane Mantoux on février 4, 2012 – 6:58 -

La période des raids vikings s’étale en gros sur trois siècles, de 789 à environ 1100. Les attaques des Vikings en Europe surviennent à un moment où celle-ci connaît un regain de prospérité sans précédent depuis la chute de l’Empire romain d’Occident, sous le règne de grands souverains comme Charlemagne ou Offa de Mercie. Ces attaques choquent aussi car les Vikings, païens, ne respectent aucune des règles traditionnellement en usage dans les guerres entre chrétiens. Par ailleurs, à ce tableau bien sombre s’ajoute la surprise : les navires extrêmement bien conçus des Vikings leur permettent de frapper vite et fort sur les côtes ou dans les rivières navigables. Les premiers raids touchent des communautés côtières ou des monastères dans un but de pillage : richesses, esclaves à vendre ou captifs à monnayer contre rançon. Ce n’est que dans un second temps que les Vikings entreprennent la conquête de territoires et leur colonisation.


L’ampleur géographique des raids vikings est considérable, s’étendant à presque l’ensemble du monde connu de l’époque, voire en repoussant les limites. Toutes les côtes d’Europe de l’Ouest, mais aussi celles de Méditerranée connaissent leurs déprédations. A l’est, les Vikings traversent la Russie jusqu’à la mer Noire et à la mer Caspienne, vers Constantinople, l’Empire byzantin et les Abbassides. Ils traversent l’Atlantique, s’installent dans les îles Féroé, en Islande, au Groënland, découvrent l’Amérique sans parvenir à s’y implanter durablement. Le mot viking s’applique indistinctement à tous les Scandinaves de la période : pourtant, il est basé sur le mot signifiant « pillard », alors que la plupart des hommes du Nord étaient plutôt des marchands ou des artisans. Le pillage n’est pour certains qu’une façon de s’enrichir ou d’avoir des terres dans leur pays. Par ailleurs, de nombreux étrangers se joignent aux Vikings pendant leurs raids : Irlandais, Anglo-Saxons, Francs… le terme est aujourd’hui communément accepté, mais dépasse l’acceptation simple de « pirate ».

Read more »


Tags: , , , , , , , , , , ,
Posted in Chronique Histoire, Histoire, Militaire, Stéphane Mantoux/Historicoblog | 9 Comments »

Stratégie et politique étrangère américaine (5): Coercition

Written by Stephane Taillat on février 1, 2012 – 11:12 -

Outil majeur de la politique étrangère américaine, la stratégie de coercition se distingue aussi bien de la dissuasion (par l’objectif qu’elle sert) que de la préemption (par son moyen et ses effets poursuivis).

Cet humble et court billet cherche à poser quelques jalons, à donner quelques rappels ou à poser quelques questions pour bien saisir la nature et les enjeux des stratégies de coercition, notamment dans l’optique d’une réflexion plus approfondie sur les drones.

1 – Influer sur la volonté politique de l’adversaire:

Contrairement à la dissuasion qui vise à maintenir un status-quo, la coercition cherche à modifier celui-ci. Autrement dit, il s’agit dans les deux cas d’influer sur le processus de prise de décision de l’adversaire en imposant sa volonté sur la sienne. Dans le cas des stratégies de coercition, l’objectif recherché est d’obtenir de l’autre qu’il fasse quelque chose ou qu’il cesse de faire quelque chose.

Read more »


Tags: , , , ,
Posted in Militaire, Politique, Stratégie, Stéphane Taillat/En Vérité, relations internationales | 1 Comment »

Géopolitique américaine du Pacifique : la Chine, vraiment ?

Written by Olivier Kempf on janvier 30, 2012 – 11:24 -

Je poursuis mes réflexions à la suite du bon sujet proposé l’autre jour par PTH. Pour m’intéresser au dispositif américain dans le Pacifique ouest, aux objectifs chinois et au pion central qu’est Taïwan.

source

1/ L’article de Judy Dempsey (référence dans le billet précédent) est typique d’une certaine opinion américaine qui considère la Chine comme le nouveau challenger des États-Unis. Après tout, à lire le dernier document de stratégie américaine (analyse ici sur égéa), il s’agit bien de l’option pacifique. Pardon, de l’option du Pacifique.

Read more »


Tags: , , , , ,
Posted in Armement, Géopolitique, Militaire, Olivier Kempf/EGEA, Uncategorized | 6 Comments »

Rogozine et les peupliers de l’OTAN – Une histoire russe

Written by clarisse on janvier 18, 2012 – 3:16 -

Ah, Dmitri Rogozine… tout un poème ! Sa dernière facétie (attention: une facétie russe, donc à prendre au sérieux) a fait le tour du web et des forums ce week-end – sauf chez nous.

Armés d’une pelle rouge, d’un petit sac de terre, des hommes souriants, en costume-cravate et chaussures de ville, rebouchent deux trous, la nuit, dans un jardin…

Vendredi dernier était le dernier jour de Dmitri Rogozine à Bruxelles, après ses quatre ans de délégué permanent de Russie auprès de l’Alliance atlantique.

Quel cadeau symbolique faire à l’OTAN pour marquer son départ ?

Read more »


Tags: , , , , ,
Posted in Militaire, Stratégie, Sécurité, clarisse/les carnets de clarisse, relations internationales | 2 Comments »
RSS