Archive for the ‘Diplomatie’ Category
« L’État » palestinien : entre droit et réalités
Written by JB Beauchard on octobre 9, 2011 – 11:34 -Avant même la création de l’État d’Israël, l’implantation du foyer national du peuple juif en Palestine interrogeait déjà le droit international. C’est en 1922 que la Société des Nations mandate la puissance britannique pour établir le foyer national du peuple juif en Palestine, donnant une application ainsi qu’une légitimité à la déclaration Balfour du 2 novembre 1917.
Il faudra attendre le 27 novembre 1947 pour que soit votée la résolution 181[1] de l’Assemblée générale des Nations créant l’État d’Israël. Le droit international, à travers l’Assemblée générale et le Conseil de Sécurité des Nations unies, se retrouve ainsi au cœur du conflit israélo-palestinien. De son côté, l’OLP n’obtient de l’ONU qu’un statut d’observateur et la reconnaissance du droit des Palestiniens à l’indépendance et à l’autodétermination. Un an après le déclenchement de la première Intifada, l’OLP proclame l’indépendance de l’État de Palestine lors d’une réunion du Conseil national palestinien à Alger en 1988. Cet «État» sera reconnu par une centaine d’autre États.
Depuis, les accords d’Oslo ont posé les jalons d’un processus de paix qui apparaît moribond, si ce n’est inexistant depuis une décennie. Cette période a été parsemée de « conversations de paix » qui de Taba à Annapolis n’ont jamais abouti à un accord.
Parrainage quasi exclusif des États-Unis, déséquilibre des rapports des forces, discrédit des Nations-unies et inexistence de l’Union européenne, le conflit israélo-palestinien, sous couvert d’intérêts stratégiques supérieurs, a toujours connu le même cadre de « négociations ». Dès lors, l’Autorité palestinienne (AP), en changeant de « paradigme » de négociations a-t-elle des chances de voir sa requête aboutir à l’adhésion de l’ONU? Et quelles en seraient les conséquences?
Au-delà de la procédure juridique complexe, que signifie politiquement cette demande d’adhésion de l’AP à l’instance onusienne?
Tags: adhésion, Conseil de sécurité, État, Israël, ONU, Palestine
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Cahiers d’AGS n°2 : Stratégies dans le cyberespace – Résumé des articles
Written by JGP on septembre 22, 2011 – 8:03 -Notre ouvrage collectif « Stratégies dans le cyberespace », deuxième numéro de la collection « Cahiers d’Alliance Géostratégique », publié par L’Esprit du Livre Editions, arrive aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies.
Voici en avant-première les résumés des différents articles, qui font suite à une préface du général d’armée Marc Watin-Augouard, inspecteur général des armées - Gendarmerie.
Tags: Chine, cyber, cybercriminalité, cyberespace, cyberguerre, cyberstratégie, Enigma, Etats-Unis, France, Géopolitique, internet, ONU, OTAN, réseaux, réserve, Russie, stuxnet
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Guerre froide entre Etats-Unis et Chine ? La cyberstratégie américaine ou « la menace fantôme »
Written by SD on août 25, 2011 – 2:44 -La compétition stratégique entre la Chine et les Etats-Unis semble, de plus en plus s’étendre au cyberespace. Stéphane Dossé, Lignes stratégiques, et Guillaume Tissier, Directeur du pôle risques opérationnels de CEIS, nous livrent une réflexion personnelle sur le climat de guerre froide qui semble souffler sur le cyberespace, notamment à la suite de la parution, à l’été, de stratégies américaines dans le cyberespace.
Le 6 août 2011, la Chine par l’intermédiaire de son agence de presse officielle Xinhua[1], condamnait « l’addiction aux dettes » et les « querelles politiques [de Washington] qui manquent de vision à long terme ». Le communiqué ajoutait en réaction à la dégradation de la note de la dette américaine par Standard & Poor’s (S&P), le 5 août au soir, « La Chine a désormais parfaitement le droit d’exiger des Etats-Unis le réglement de leurs problèmes de dette structurelle et d’assurer la sécurité des actifs en dollars de la Chine ». Cette réaction, qui pourrait être considérée comme un acte d’ingérence dans les affaires intérieures des Etats-Unis, traduit un climat conflictuel entre les deux superpuissances et une montée progressive et tangible des tensions entre ces deux Etats, superpuissances à l’échelle mondiale. Les stratégies américaines de 2011 dans le cyberespace, notamment l’U.S. International strategy for cyberspace et la DoD strategy for operating in Cyberspace, apparaissent ainsi comme le vecteur et le symptôme d’une nouvelle guerre froide.
Tags: cyber, cyber espace, cyberguerre, Diplomatie, Économie, Géopolitique, internet
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Obama, Facebook, Twitter et le dictateur
Written by Charles Bwele on mai 25, 2011 – 8:42 -Au milieu des années 80, George Schultz, économiste et secrétaire d’État de l’administration Reagan, forgea un concept appelé « le dilemme du dictateur » qui peut être résumé ainsi : soit les régimes totalitaires s’ouvrent complètement aux technologies de l’information et de la communication, sont poussés à de profondes réformes et leurs sociétés en tirent d’énormes bienfaits sur les plans économiques et scientifiques; soit ils se ferment totalement à ces technologies, s’isolent du reste du monde et enfoncent leurs nations dans une stagnation ou dans une régression tous azimuts.
Ce concept inspira fortement Mikhail Gorbatchev, secrétaire général du Parti Communiste soviétique, qui constata vite que son immense pays ne pouvait bénéficier des retombées de l’ère informationnelle et de la globalisation avec ce régime hermétique et répressif qu’était l’URSS. Par la suite, la glasnost et la perestroïka précipitèrent l’implosion de l’empire soviétique et, consécutivement, menèrent à l’effondrement du bloc communiste en Europe centrale et orientale.
Tags: Afrique, Afrique du nord, Barack Obama, cybersurveillance, département d'Etat, Diplomatie, Facebook, Google, internet, médias sociaux, Moyen-Orient, propagande, révolte populaire, révolutions, téléphonie mobile, Twitter, web 2.0
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Terminologie et vocabulaire… dans le cyber
Written by Cidris on mai 19, 2011 – 2:08 -La question du lexique et du vocabulaire utilisés pour analyser les actions informatiques offensives est délicate. Quelques temps plus tôt, ce blog publiait une tentative de lexique pour essayer de limiter l’usage mal informé de certaines termes. Aujourd’hui, nous rendons compte des résultats d’une étude qui se veut très internationale, menée par l’East-West Institute dans le cadre des négociations bilatérales entre la Russie et les Etats-Unis sur les conflits numériques.
S’il existe un domaine où les mots ont leur importance, c’est bien le droit. Les termes d’un contrat sont précisément choisis pour ne laisser aucune place à l’interprétation. Certains droit, comme le droit pénal, ne prêtent pas le flanc à une interprétation des textes et certains cas (comme la filouterie) en montre bien la nécessaire précision.
Tags: cyberguerre, cybersécurité, informatique, internet, réseaux
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Le Haut-Karabagh : dégel du conflit au pays des jardins noirs
Written by Stephane Mantoux on mars 17, 2011 – 12:00 -Le Haut-Karabagh (« pays des jardins noirs ») est une région autonome située à 270 km à l’ouest de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan. C’est un territoire de 4 400 km² dont la capitale est Stepanakert.Il a été l’enjeu de l’une des guerres les plus meurtrières de l’espace post-soviétique, qui avait commencé en fait dès les dernières années de l’URSS. Peuplé avant la guerre d’une majorité d’Arméniens chrétiens (73 %), le Haut-Karabagh comptait cependant une importante minorité azérie (25 %).
Un conflit post-soviétique non résolu
Les tensions entre les Arméniens et les Azéris au sein de l’Azerbaïdjan, dont fait partie la région du Haut-Karabakh, ne remontent vraiment qu’à la fin des années 1980, malgré certains précédents historiques. Gorbatchev lance alors sa politique de « glasnost »1 et la « perestroïka »2 . Une pétition circule dès 1987 qui demande le rattachement du Haut-Karabagh à l’Arménie. Inquiet de cette poussée du nationalisme arménien, le pouvoir azéri organise une répression qui débouche sur plusieurs massacres de civils, en particulier celui de Soumgaït les 28 et 29 février 1988 (une trentaine de morts). C’est la crise de la « perestroïka » voulue par Gorbatchev. L’intervention de Moscou en janvier 1989 se solde par un échec ; en décembre, l’Arménie déclare que le Haut-Karabagh fait partie d’une « république arménienne unifiée » . Les Arméniens du Haut-Karabagh proclament alors l’indépendance de la république soviétique du Haut-Karabakh. Avec la chute de l’URSS, l’Azerbaïdjan annonce son indépendance le 30 août 1991, tandis que la région autonome du Haut-Karabagh instaure son indépendance le 2 septembre, plébiscitée à 90 % par la population lors d’un référendum en décembre de la même année.
Tags: Arménie, Azerbaïdjan, Caucase, conflit gelé, Haut-Karabagh, URSS
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La guerre de l’Ogaden (1977-1978) : un conflit régional éclipsé par la guerre froide (3/3)
Written by Stephane Mantoux on mars 15, 2011 – 5:00 -La guerre d’attrition (septembre-novembre 1977)
Une pause d’une semaine suit la prise de Jijiga par les Somaliens. Ceux-ci se retranchent dans la vallée de Daketa, construisant des tranchées et posant des mines, démolissant trois ponts importants. Ce faisant, ils perdent l’initiative, alors que les Ethiopiens se réorganisent, amènent des réserves fraîches et construisent eux aussi des bunkers. Les Somaliens opèrent alors un mouvement en pinces : l’une, vers le nord, doit s’emparer de Dire Dawa tandis que l’autre attaque Harar par l’est. La deuxième pince est la plus appuyée côté somalien, à partir de Karamara et Fik. Mais il faut plus de sept semaines aux Somaliens pour déboucher. La résistance éthiopienne se durcit, en effet, car les Soviétiques ont réalisé, fin septembre-début octobre, les premières livraisons de chars et d’avions à Addis-Abeba. Le contingent des conseillers militaires soviétiques est alors dirigé par le général Vasilii Pirogov1. Des conseillers militaires est-allemands forment les unités de milice éthiopiennes à la lutte anti-insurrectionnelle contre les menaces intérieures, et au combat urbain2. Les miliciens ont gagné en expérience et de nouvelles unités spéciales, comme celles dites paracommandos, formées à Tatek, arrivent sur le front. L’aviation éthiopienne a la maîtrise du ciel. Fin septembre, deux bataillons blindés sud-yéménites viennent renforcer la puissance de feu éthiopienne ; ces 2000 hommes sont encadrés par des conseillers militaires est-allemands. En octobre, une première division blindée équipée de chars T-34 peut être mise sur pied. Les Somaliens doivent maintenant faire face, sur le plateau, à une population hostile, qui soutient les Ethiopiens, alors même que leurs lignes de communications s’étendent et que leurs adversaires bénéficient d’un terrain montagneux idéal pour la défense.Leur composante mécanisée leur est de peu d’utilité.

Pendant quatre mois, les Somaliens lancent attaque sur attaque pour s’emparer d’Harar. Ils encerclent l’agglomération de 48 000 habitants au nord, au sud et à l’est. A deux reprises, cette ville importante, siège de l’académie militaire éthiopienne, manque de succomber. Mais les Somaliens ne font pas preuve de rapidité dans leurs manoeuvres et les Ethiopiens se défendent d’arrache-pied. Les assaillants essayent de réduire un saillant gardé par un détachement éthiopien au sud-est de la ville, en direction de Kore. Au total, 5 brigades mécanisées, une brigade blindée, une brigade d’artillerie, une brigade de commandos et même une ou deux brigades de la guérilla auront été engagées contre ce saillant. C’est la 3ème division éthiopienne qui en assure la défense, épaulée par la 74ème brigade mécanisée, le 2ème bataillon de chars, le 219ème bataillon Nebelbal, la 4ème batterie de défense anti-aérienne, deux bataillons de vétérans rappelés sous les drapeaux (21 et 23) et plusieurs bataillons de la Garde Révolutionnaire du Peuple. Pendant deux mois, les Somaliens attaquent avec les chars et leur artillerie, mais ils tombent sous les coups des canons antichars et de l’artillerie adverse sans réussir à mener une attaque concentrée. Des combats acharnés ont lieu, en particulier entre 17h le 18 septembre et 7h30 le 19 septembre. Les Somaliens essayent aussi de couper les Ethiopiens de leurs arrières en attaquant la 92ème brigade mécanisée à Gursum, sans succès. Les combats font rage autour du mont Dalcha, à quelques kilomètres au sud de Kore. La hauteur change de mains plusieurs fois avant que les Ethiopiens ne s’en emparent le 17 octobre. Les pertes somaliennes y auraient été de 2 000 hommes et celles des Ethiopiens, non connues, auraient été aussi importantes. Le 19 octobre, une tentative somalienne de reprendre le mont Dalcha se solde par 219 pertes et 2 chasseurs MiG-17 abattus. Deux unités se distinguent en particulier, côté éthiopien, sur le front de Kore : le 4ème bataillon d’artillerie et la 74ème brigade de miliciens3.
Tags: Armée Rouge, Cuba, Ethiopie, Jijiga, Mengistu, Ogaden, Siad Barre, Somalie, URSS
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La guerre de l’Ogaden (1977-1978) : un conflit régional éclipsé par la guerre froide (2/3)
Written by Stephane Mantoux on mars 7, 2011 – 9:00 -La révolution en Ethiopie : l’URSS change de fusil d’épaule (1974-1976)
L’URSS continue cependant de favoriser la Somalie : le 11 juillet 1974, un traité d’amitié et de coopération est signé entre les deux Etats. Il fait suite à l’entrée de la Somalie, quelques mois auparavant, dans la Ligue Arabe, appuyée par l’Arabie Saoudite qui cherche à détourner Siad Barre des sirènes du communisme. Mais les Soviétiques vont être pris de court par un événement encore plus important : fin janvier 1974, une mutinerie éclate dans la 4ème brigade de l’armée éthiopienne au sud-ouest du pays, puis l’émeute se généralise à tout le pays.

Le 28 février, l’Empereur est obligé de faire démissionner tout le gouvernement. C’est pourquoi, convaincu que l’URSS doit muscler ses liens avec la Somalie en vue d’une crise avec le voisin éthiopien, les Soviétiques annoncent le traité du 11 juillet. Des livraisons de MiG, d’Il-28, de systèmes de défense anti-aérienne SA-2 et SA-3, de chars T-54 et d’artillerie suivent immédiatement.
Tags: Afrique, Afrique de l'est, Ethiopie, Haïlé Sélassié, Jijiga, Mengistu, Ogaden, Siad Barre, Somalie, URSS
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Un aperçu du futur de la Gouvernance Internet
Written by Cidris on mars 6, 2011 – 5:40 -Le Gouvernement américain, par l’intermédiaire du Department of Commerce, et d’une de ses agences a publié un récent appel public à commentaires concernant l’avenir d’une des fonction essentielles d’Internet. Alors que le débat se focalise bien souvent sur l’ICANN, ses actions, son organisation et son environnement, cet article se propose de fournir un aperçu des fonctions critiques de la Gouvernance Internet, des aspects stratégiques liés et des éventualités de son futur.
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Les indépendances au 21ème siècle, thème AGS de mars 2011
Written by Stent on mars 4, 2011 – 9:12 -Quelles formes prendra le concept d’indépendance au XXIe siècle ? Quels nouveaux États, nations, pays pourraient naître dans les années à venir ? Quel impact pourraient avoir ces processus d’indépendance sur le « système mondial » ? Se dirige-t-on vers une période de redéfinition des frontières des nations, une fragmentation intérieure des États, au contraire des regroupements politiques ? Tout cela à la fois ? Pourquoi, dans un contexte où l’abolition des frontières est clamée par nombre de commentateurs, des individus et des peuples caressent-ils des projets d’indépendance ?
Ces questions méritent que l’on s’y attarde. Du Sud Soudan, dont le processus d’indépendance devrait, si tout va bien, aboutir en juillet de cette année, aux multiples revendications séparatistes qui, de la Flandre à l’Irlande, l’Italie du Nord ou le pays Basque, agitent l’Europe, la question de l’indépendance continue d’agiter les passions politiques.
Que ces désirs, ces tensions, ces projets d’indépendance aboutissent ou non, entraînent derrière eux la majorité d’un peuple ou demeurent limités à quelques individus, importe peut-être moins que de comprendre les tenants et les aboutissants d’un phénomène qui, depuis l’Antiquité, est une constante de l’histoire humaine, et pourrait prendre dans les années à venir des formes inédites.
Tags: états-nations, indépendance
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