Au commencement était la guerre…10/« De la fureur des hommes du Nord, protège-nous Seigneur » : mythe et réalité des raids vikings en Europe occidentale du Haut Moyen Age

La période des raids vikings s’étale en gros sur trois siècles, de 789 à environ 1100. Les attaques des Vikings en Europe surviennent à un moment où celle-ci connaît un regain de prospérité sans précédent depuis la chute de l’Empire romain d’Occident, sous le règne de grands souverains comme Charlemagne ou Offa de Mercie. Ces attaques choquent aussi car les Vikings, païens, ne respectent aucune des règles traditionnellement en usage dans les guerres entre chrétiens. Par ailleurs, à ce tableau bien sombre s’ajoute la surprise : les navires extrêmement bien conçus des Vikings leur permettent de frapper vite et fort sur les côtes ou dans les rivières navigables. Les premiers raids touchent des communautés côtières ou des monastères dans un but de pillage : richesses, esclaves à vendre ou captifs à monnayer contre rançon. Ce n’est que dans un second temps que les Vikings entreprennent la conquête de territoires et leur colonisation.


L’ampleur géographique des raids vikings est considérable, s’étendant à presque l’ensemble du monde connu de l’époque, voire en repoussant les limites. Toutes les côtes d’Europe de l’Ouest, mais aussi celles de Méditerranée connaissent leurs déprédations. A l’est, les Vikings traversent la Russie jusqu’à la mer Noire et à la mer Caspienne, vers Constantinople, l’Empire byzantin et les Abbassides. Ils traversent l’Atlantique, s’installent dans les îles Féroé, en Islande, au Groënland, découvrent l’Amérique sans parvenir à s’y implanter durablement. Le mot viking s’applique indistinctement à tous les Scandinaves de la période : pourtant, il est basé sur le mot signifiant « pillard », alors que la plupart des hommes du Nord étaient plutôt des marchands ou des artisans. Le pillage n’est pour certains qu’une façon de s’enrichir ou d’avoir des terres dans leur pays. Par ailleurs, de nombreux étrangers se joignent aux Vikings pendant leurs raids : Irlandais, Anglo-Saxons, Francs… le terme est aujourd’hui communément accepté, mais dépasse l’acceptation simple de « pirate ».

Pourquoi les Vikings ont-ils attaqué l’Europe occidentale ?

Les victimes des raids n’ont guère de mal, à l’époque, à expliquer l’apparition des Vikings : c’est le châtiment de Dieu pour les péchés des chrétiens. Quelles sont les causes véritables des raids ? On a surtout avancé la faim de terres et une augmentation de la population en Scandinavie provoquant un trop-plein d’habitants. La Norvège, en particulier, manque de terres agricoles. Pourtant, la première vague des raids est dominée, comme on l’a dit, par des pilleurs, non des colonisateurs. La colonisation de l’Islande ne commence qu’en 870, à l’époque où les Danois s’installent également dans l’est de l’Angleterre. De fait, ce sont les victoires initiales des Vikings qui entraînent dans un second temps la colonisation scandinave.

Une autre explication avancée est celle de la maîtrise de la navigation par la construction navale. Le VIIIème siècle aurait vu les Vikings mettre au point un navire capable de voguer sur l’océan de manière sûre, reléguant au rang d’ancêtres les navires propulsés à la rame qui servaient à des raids contre les côtes, mais n’étaient d’aucune valeur en pleine mer. L’adoption de la voile a évidemment profité aux Scandinaves dans leurs entreprises de pillage. Pourtant, des découvertes archéologiques ont attesté que les navires à voile étaient déjà bien maîtrisés au VIIème siècle. Par ailleurs, les raids à longue distance de la Scandinavie sont connus depuis longtemps : les Hérules du Jutland, par exemple, s’attaquent à la région du Rhin Inférieur dès 287.

Le facteur principal des raids est sans doute celui de l’activité commerciale des Scandinaves, notamment dans le cas des Suédois et de leur expansion à l’est, en Russie. La stabilité politique de l’Europe au VIIIème siècle dynamise le commerce avec la Scandinavie qui fournit surtout des produits de luxe à l’Europe (fourrures, ambre, ivoire de morse). C’est sans doute à la faveur de ces nombreux échanges que les Vikings ont pris conscience de l’importance des richesses en Europe et de la faiblesse de la défense, en particulier des ports et des monastères. Les Scandinaves étaient connus bien avant les premiers raids : Alcuin, le conseiller de Charlemagne, racontant la première attaque célèbre des Vikings, celle contre le monastère de Lindisfarne en 793, rapporte que ses compatriotes ont même adopté leur coupe de cheveux. Lors du raid contre Portland, en 789, le préfet du roi accueille les équipages de trois navires norvégiens et les envoie au palais royal de Dorchester, croyant avoir affaire à des marchands, erreur qui se révèle fatale, puisqu’il est massacré avec les autres victimes.

Une autre raison pouvant expliquer la fréquence des raids réside dans le fait que la plupart des attaques sont menées par des princes exilés. La société scandinave est en effet entrée, alors, dans un important processus de centralisation politique. Mais il y a un vivier considérable de personnes qui, par les liens du sang, peuvent prétendre à la royauté. La compétition pour le pouvoir est féroce, sanglante, et les perdants n’ont souvent d’autre choix que l’exil. Certains de ces exilés mènent d’ailleurs des raids pour obtenir richesses et réputation. Cela leur permet aussi de s’attacher une suite de guerriers qui pourra les soutenir lors de la conquête du pouvoir. Certains, comme Eric dit à la Hache Sanglante, décide carrément de régner à l’étranger à défaut de pouvoir le faire chez eux. Chassé du trône de Norvège par son frère, Eric s’installe comme souverain de York en 948. On songe également à Harold Hardrada, « l’Eclair du Nord », vaincu à Stamford Bridge en 1066 par Harold Godwinson quelques jours avant la défaite de celui-ci à Hastings.

Le pouvoir royal s’affirmant en Scandinavie durant le XIème siècle, les nations nordiques évoluent pour se fondre dans les royaumes chrétiens médiévaux d’Europe. Leurs souverains peuvent alors se reposer sur des rentrées d’argent institutionnalisées, comme les impôts ou les droits de douane. L’importance du pillage comme facteur de richesse diminue d’autant. A ce moment-là, la période des raids est alors révolue.

Quels sont les effectifs engagés par les Vikings ?

La partie la plus débattue des raids vikings est sans doute celle de leurs effectifs et de l’ampleur des destructions opérées. Traditionnellement, les Vikings sont vus comme des agresseurs féroces, mettant à feu et à sang l’Europe de Charlemagne : cette vision est directement issue des sources racontant les déprédations des Vikings, à savoir les hommes d’Eglise, particulièrement touchés par les attaques des monastères. Cette vision a été abandonnée par les historiens contemporains qui jugent que les Vikings ont surtout été victimes d’une mauvaise presse faite par l’Eglise. La violence viking sort de la norme, pour les victimes, car elle s’attaque justement à cette institution. Les deux vues ne sont pourtant pas irréconciliables : si la plupart des Scandinaves sont des marchands, des artisans ou des agriculteurs, leur participation occasionnelle aux raids vikings peut déboucher sur une violence extrême, car être viking, c’est par définition une occupation violente.

Les raids vikings s’inscrivent en fait dans une période où l’Europe s’est quelque peu assoupie sur le plan guerrier : cependant, Charlemagne n’a pas hésité à faire exécuter 4500 rebelles saxons à Verden, en 782. La particularité de l’agression viking est de remettre au goût du jour une insécurité permanente pour les populations d’Europe, après une période de grande prospérité. L’Eglise, qui souffre particulièrement des attaques, nous laisse une vision horrifique des raids vikings contre les monastères : pensons à la pratique bien connue de « l’aigle de sang »1. Il semble surtout que les Vikings cherchent à inspirer la terreur pour briser toute volonté de résistance.

Quels étaient les effectifs de ces raids ? Il est difficile de se prononcer précisément, car les contemporains comptent les agresseurs en nombre de navires plutôt qu’en nombre d’hommes. Quand le décompte est faible, tels les 13 navires du raid contre Arras en 822, mentionnés par les Annales royales franques, on peut sans doute l’accepter. Quand le chiffre est plus important, il faut le regarder avec prudence. On distingue toutefois des constantes entre les sources franques, anglo-saxonnes ou irlandaises. Ainsi, avant 850, les flottes de plus de 100 navires sont rares, sauf dans le cas d’expéditions royales (raid de Godfred sur la Frise avec 200 navires, en 810). Après 850, on voit apparaître de nombreuses mentions de flottes comptant entre 120 et 250 navires, chiffres qui ne sont pas systématiquement à rejeter. L’exemple d’Abbon, chroniqueur du siège de Paris en 885-886, qui évoque 700 navires et 40 000 hommes (une des rares mentions chiffrées, d’ailleurs), est plutôt rare et exagéré.

On ne peut pas déterminer avec précisions, même d’après les épaves de navires vikings retrouvées, le nombre d’hommes dans chaque bâtiment. Certains disposent de 32 rameurs mais peuvent emporter le même nombre de combattants ; d’autres n’ont que 24 bancs de rames, et il faut compter avec la cargaison emportée. Selon toute vraisemblance, les flottes vikings ne transportent guère plus, au maximum, de quelques milliers de combattants. Les flottes royales qui attaquent l’Angleterre entre 980 et 1016 semblent employer un longskip plus grand que dans la période précédente (50 rameurs, 80 à 100 hommes embarqués). Mais Cnut, en 1016, ne dispose certainement que de 6 à 7 000 hommes dans une flotte qui compte 160 navires. En 1066, l’armée normande n’aligne que 5 à 6 000 guerriers. Il n’y a donc pas eu de déferlement de hordes scandinaves sur l’Europe, tout comme cela s’était déjà produit contre l’Empire romain d’Occident lors des « invasions barbares ». D’ailleurs, les Vikings se concentrent souvent sur une région donnée et en délaissent d’autres dans le même temps : entre 879 et 892, le royaume de Francie occidentale subit de nombreux raids, alors que l’Angleterre et l’Irlande sont épargnées, et inversement après 892.

Du pillage à la conquête

Les premiers raids interviennent en Angleterre, en 789 à Portland et en 793 contre le monastère de Lindisfarne. Les destructions dans cette dernière place sont somme toute limitées, les moines ayant réussi à mettre à l’abri certains trésors de ce haut lieu saint de l’Angleterre chrétienne de l’époque. Le raid est caractéristique d’une première phase des attaques vikings qui dure jusqu’à environ 834 : au maximum une douzaine de navires, un assaut brusque, rapide, sur le littoral, où l’on s’enfonce rarement à l’intérieur des terres, dans le pur style du « hit and run ». Les Irlandais, qui connaissent alors une véritable anarchie politique, souffrent particulièrement des premiers raids. Les Vikings sont également très habiles dans l’instrumentalisation des luttes politiques qui démarrent par exemple, en Francie occidentale, dans les années 830. Dans une deuxième phase, jusqu’en 865 au moins, la menace viking se fait plus sérieuse avec des flottes de 30 navires, voire dépassant la centaine après 850. Les Vikings remontent fleuves et rivières, s’enfoncent à l’intérieur des terres, attaquent l’Espagne et les côtes de Méditerranée, sans grand succès d’ailleurs. Si les flottes de la première phase étaient saisonnières, les Vikings se créent lors de la deuxième phase des campements permanents pour hiverner près des régions « cibles ».

Dans une troisième phase, les Vikings entament une véritable conquête suivie d’une colonisation, avec le débarquement en East Anglia dès 865. C’est aussi à ce moment-là qu’est colonisée -pacifiquement- l’Islande. Seule la résistance d’Alfred le Grand du Wessex reporte l’attention sur la France occidentale. Les Vikings retournent en Angleterre en 892 mais leur armée se disperse dès 896. Les Irlandais sont eux aussi venus à bout des Vikings en 874. Entre 896 et 954, les raids connaissent une accalmie. Charles le Simple installe Rollon et ses Vikings dans ce qui va devenir le duché de Normandie. Entre 914 et 936, les Vikings tentent de s’installer en Bretagne, mais sont finalement vaincus. Il faudra attendre les années 980 pour voir une reprise des raids à grande échelle.

On sait très peu de choses sur l’organisation militaire des Vikings à l’époque des raids. Un chef de guerre est suivi par une bande de guerriers, la cohésion et la discipline étant maintenues par des liens de loyauté et de camaraderie au combat. L’honneur et le déshonneur jouent, évidemment, un rôle important. Le chef est en avant des troupes, pour donner les ordres ou indiquer les mouvements. Les guerriers les plus craints sont les fameux berserkers, dédiés à Odin, le dieu de la guerre, dont le nom est dérivé, probablement, de leur vêtement en peau d’ours. Ils entrent dans une transe qui les rend insensibles aux blessures avant la bataille. Les Vikings ne recherchent pas la bataille rangée, mais s’ils y sont contraints, ils forment le classique « mur de boucliers ». Sur mer, les engagements navals sont rares, et ils consistent en abordages suivis de furieux corps-à-corps. L’arme favorite des Danois et des Norvégiens est l’épée droite à deux tranchants, pour les coups de taille plutôt que d’estoc. Les épées franques sont prisées, mais les forgerons scandinaves bâtissent des armes de bonne facture. Les haches sont souvent associées aux Vikings : elles sont effectivement appréciées car constituant une alternative moins chère face à l’épée. En Suède, c’est la lance qui domine. Les arcs et les couteaux de combat sont également employés par les Vikings. L’arme défensive principale est le bouclier circulaire, fait de bois et renforcé de fer avec un umbo : large (1 m), il couvre l’ensemble du corps, du coup jusqu’aux cuisses. A la fin de l’âge viking, il commence à être remplacé par le bouclier dit « en cerf-volant ». Les plus riches s’offrent des cottes de mailles et des casques en fer généralement pourvus d’un masque facial. L’armure d’écailles, importée de l’Empire byzantin, est connue en Suède. La supériorité des Vikings ne repose pas sur l’armement, ni sur l’organisation militaire ou les tactiques employées. Elle consiste en leur mobilité qui les place souvent avec un temps d’avance sur leurs adversaires. Quand ils opèrent à l’intérieur des terres, les Vikings forment une infanterie montée avec des chevaux capturés sur place. Au XIIème siècle, par contre, l’infanterie de mise chez les Vikings sera abandonnée en faveur d’une cavalerie cuirassée.

Conclusion : quel impact pour les raids vikings sur l’Europe occidentale ?

Les Vikings ont eu un impact certain sur l’Europe occidentale. On leur a souvent attribué l’explosion de l’empire carolingien, mais les causes de celle-ci sont d’ordre interne et dynastiques, même si les Vikings ont profité de l’instabilité. D’ailleurs les prétendants carolingiens ne voient les Vikings que comme un problème secondaire et n’hésitent pas à les employer dans leurs querelles. En prenant seulement des demi-mesures contre les agresseurs, les rois carolingiens se sont davantage décrédibilisés aux yeux des populations victimes des raids. Pourtant, en occupant la Bretagne entre 914 et 936, les Vikings ont aussi brisé l’ascension d’une puissance régionale et favorisé, in fine, son incorporation future au royaume de France. La conséquence la plus importante de l’activité viking en France réside dans la création du duché de Normandie. En Ecosse et en Angleterre, les Vikings ont détruit des structures politiques et ont bouleversé le devenir de ces pays. L’Ecosse est dominée par les Scots suite à la disparition des Pictes, des Bretons du Strathclyde et des Northumbriens. En Angleterre, les Vikings ont fait du Wessex la puissance dominante en éliminant les royaumes de Mercie, de Northumbrie et l’East Anglia. Lorsque le Danelaw est conquis par le Wessex au Xème siècle, les Anglais se retrouvent pour la première fois sous une seule et même couronne. Les dommages économiques et matériels provoqués par les raids n’ont été que temporaires. En revanche, les attaques contre les monastères ont été beaucoup plus graves, car c’est là que résidait la culture du Haut Moyen Age. La culture monastique en pâtit de par la destruction des bâtiments mais surtout la mort des moines. La « renaissance carolingienne », née sous Charlemagne, s’éteint dès la fin du Ixème siècle, tandis que la brillante culture monastique irlandaise ne se remet pas des raids vikings. Là réside sans doute le plus grand dommage des Vikings sur les civilisations visées, et par contrecoup la réputation très noire qu’ils ont acquis dans la littérature ecclésiastique contemporaine et ultérieure.

Pour en savoir plus :

John HAYWOOD, The Penguin Historical Atlas of the Vikings, Penguin Books, 1995, 144 p.

1Elle consiste à arracher à la victime ses poumons de la cage thoracique et à les déployer derrière son dos… l’image reste très forte dans certains romans, par exemple ceux de Viviane Moore et de sa série sur Tancrède le Normand, chez 10/18.

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9 Responses

  1. Bonjour,

    Bel article. Je me souviens avoir lu dans l’ouvrage de Peter Brent que le concept de Grande Armée qui prévalut sur le sol Anglo-Saxon et dans une moindre mesure sur le sol Franc n’eut pas de résultat viable à terme puisque les avantages de ces maraudeurs du nord furent réduits à néant au lieu de multiplier la force de frappe des groupes épars.

    Pour ce que j’en ai étudié, les Varègues (les Vikings de l’Est) ont réussi à s’intégrer aux populations Slaves le long de la route dite des Varègues aux Grecs. Et seraient à l’origine selon les chroniques de la fondation de la dynastie Rurikide. Novgorod (Veliky) devait exister préalablement à sa première mention écrite en tant que comptoir commercial (les fouilles se poursuivent sur place) mais ces commerçants-combattants créèrent sur les bords de l’Ilmen l’embryon d’un État unifié et bien géré comme en Normandie. Postérieurement, plusieurs nobles nordiques viendront chercher refuge en ces terres, tel Harald Hardrada surnommé le dernier viking.

    Cordialement

  2. Stephane Mantoux dit :

    Hello,

    Pour ce qui est Varègues, ils ont effectivement contribuer à la formation du premier grand Etat russe, mais ont fini comme tous les envahisseurs ou presque par être absorbés par les Slaves, non sans influencer ce que ceux-ci furent par la suite.

    Je reprendrai l’atlas pour développer un peu, mais pas avant ce soir…

  3. Sivispacem dit :

    Bonjour Stéphane,

    clair, synthétique et didactique j’ai vraiment apprécié ton article, d’autant plus que je me souviendrai de « l’aigle de sang » !
    Amicalement,

  4. Bonjour,

    Les Byzantins ont consigné les noms des varègues avec qui ils eurent à commercer (et à combattre), et l’on note quelques décennies après les premiers contacts une slavisation des prénoms entre la campagne d’Oleg et celle de Sviastoslav Ier.

    Cordialement

  5. Stephane Mantoux dit :

    A Si vis pacem : l’aigle de sang illustre bien l’effet de terreur recherché dans la violence viking (voir la série Tancrède le Normand de Viviane Moore, Grands Détectives, chez 10/18, comme je le disais : ça se lit bien, en particulier pendant les voyages en train ou autres).

    Yannick : tout à fait pour l’onomastique, c’est révélateur de l’assimilation progressive des Varègues…

  6. Spurinna dit :

    Pour rester sur « l’aigle de sang », il ne faut pas non plus en faire une pratique classique.
    Je me demande même si R. Boyer (dans son manuel classique) ne la classe pas dans les inventions postérieures qui ont fait florès parce que justement, très graphique (un épisode des Experts Las Vegas s’en sert). A vérifier …

  7. Stephane Mantoux dit :

    A vérifier alors.

    Je ne me souvenais pas d’avoir lu que c’était une reconstruction possible…

  8. JGP dit :

    Pour un aperçu du débat sur l’historicité de l’aigle de sang : http://en.wikipedia.org/wiki/Blood_eagle

  9. Stephane Mantoux dit :

    Merci JGP !
    A suivre, je vais tâcher de creuser ça aussi (ouvrages de Régis Boyer, par exemple, que citait Spurinna, et autres).

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