Thème de juillet : Artilleries
Written by Olivier Kempf on juillet 4, 2010 – 2:14 -Sur AGS, nous ne prenons pas de vacances en juillet. Nous avons donc décidé de vous offrir un bon petit thème ce mois-ci : artilleries… avec un « s ».

Car l’artillerie, nous la voyons à terre (de la catapulte à la bombarde, du siège bonapartien de Toulon à la Première Guerre Mondiale, où en 1918, la moitié des effectifs étaient artilleurs) mais aussi en mer et dans les airs.
Les artilleries sont donc valables dans de multiples milieux. Plusieurs questions se posent immédiatement : est-ce forcément du tir indirect ou peut-on la penser en tir direct ? Est-ce un tir de saturation ou peut-on la comprendre en arme de précision ? Dès lors, est-elle adaptée aux guerres irrégulières contemporaines, ou faut-il la reléguer à un modèle conventionnel qui le condamnerait à une certaine obsolecence? Autrement dit, le tir indirect s’adapte-t-il à l’approche indirecte ?
Mais il faut également réfléchir à ceci : y a-t-il une différence ontologique entre un « canon » et un « missile », qu’il s’agisse de missile de croisière ou de missile nucléaire ? Immédiatement, quelle arme anti-artillerie : radars de trajectographie ou bouclier anti-missile ? Peut-on penser une artillerie de l’espace ? Le laser est-il l’avenir de l’artillerie ?
Et puisqu’on parle de technologie, l’artillerie est-elle forcément arme de « riches » ? Les pays émergents ou en développement s’équipent-il d’artillerie ????
L’artillerie est donc plurielle. N’est-ce pas un bon thème du mois ?
Olivier Kempf, EGEA
Tags: Armement, artillerie, bombe nucléaire, défense anti-missiles, missile, Sécurité, Stratégie
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juillet 4th, 2010 at 8:20
Question technique : Mais des obus à guidage terminal par laser, ça existe ?
juillet 4th, 2010 at 8:20
Question technique : Mais des obus à guidage terminal par laser, ça existe ?
juillet 4th, 2010 at 8:36
Le Krasnopol russe, non ?
juillet 4th, 2010 at 8:36
Le Krasnopol russe, non ?
juillet 5th, 2010 at 10:53
En effet :
http://www.izhmash.ru/eng/product/krasnopol.shtml
De même que le M712 Copperhead américain dont le développement à commencé en 1975, premier test en 1984 (a vue de nez) et qui fut construit à 20 000 exemplaires jusqu’en 1990.
Actuellement, l’obus de précision pour l’artillerie américaine est le suivant :
http://fr.wikipedia.org/wiki/M982_Excalibur
(Article écrit par votre serviteur
juillet 5th, 2010 at 10:53
En effet :
http://www.izhmash.ru/eng/product/krasnopol.shtml
De même que le M712 Copperhead américain dont le développement à commencé en 1975, premier test en 1984 (a vue de nez) et qui fut construit à 20 000 exemplaires jusqu’en 1990.
Actuellement, l’obus de précision pour l’artillerie américaine est le suivant :
http://fr.wikipedia.org/wiki/M982_Excalibur
(Article écrit par votre serviteur
juillet 5th, 2010 at 12:26
Merci, j’me coucherai moins bête ^^
juillet 5th, 2010 at 3:48
Excellente idée que l’artillerie en juillet.
Pour l’artillerie de campagne, les choses deviennent modernes avec le général de Gribeauval (1715-1789) qui passa du canon mobile tracté par de lourds équipages au système d’armes complet permettant une mise en batterie rapide, et une sortie de batterie tout aussi rapide.
L’astuce était de ne pas dételer les chevaux en désaccouplant la prolonge de traction de l’affût de tir par simple retrait d’une cheville.
Sur le plan technique (visées, fûts et affûts) il apporta aussi la standardisation minutieuse des composants du système simplifiant la maintenance voire le canibalisage des batteries endommagées.
Un court billet de Royal-Artillerie présente le canon de Gribeauval :
http://royalartillerie.blogspot.com/2005/03/hommage-au-canon-gribeauval.html
juillet 7th, 2010 at 9:11
Rendons avant tout hommage aux frères Bureau.
En favorisant le canon au détriment des bombardes, serpentines, crapaudins, ribauquins et autres couleuvrines, ils contribuèrent grandement à repousser l’anglois.
Son usage était davantage réservé aux sièges, mais Gaspard et Jean Bureau se distinguèrent tout de même à la bataille de Castillon qui, en 1453, mis un terme à la guerre de cent ans.
Et rendons aussi justice à ces satanés anglais. C’est un peu leur faute si les français devinrent des spécialistes de l’artillerie.
Azincourt, 1415: Leurs redoutables long bow, à l’abri derrière une haie de pieux, décimèrent la cavalerie lourde française.
Il fallait bien trouver une parade. L’histoire a retenu Jeanne d’Arc. N’oublions pas ce que nous devons au canon et aux frères Bureau.