Archive for mars 5th, 2010
Force minimale et politique maximale : quel équilibre ?
Written by R Lalanne on mars 5, 2010 – 6:00 -Dans un discours prononcé mercredi 3 mars à la Kansas State University, l’amiral Mullen, Chairman of the Joint Chiefs of Staff des forces armées américaines, s’est dit favorable à un meilleur contrôle de l’usage de la force. Son propos faisait notamment référence aux appuis-feux aériens et aux tirs d’artillerie, alors que les conditions d’obtention de ces derniers ont été relevées durant l’Opération Moshtarak dans le sud afghan.

Cette déclaration n’est pas vraiment surprenante dès lors qu’on prend en compte les réorientations stratégiques intervenues l’année dernière, notamment les consignes de restriction de l’usage de la force données par le général McChrystall. Conscient de l’effet médiatiquement et stratégiquement désastreux des dommages collatéraux, le commandent de la FIAS avait notamment exigé une limitation des frappes aériennes. Mais le fait que ce soit le Chairman of the Joint Chieff of Staff qui le dise semble confirmer une intégration par le haut des effets politiques de la force ce qui, au vue de la culture stratégique américaine, ne va pas de soi. Rien de très neuf donc. Depuis le FM 3-24 Counterinsurgency (2006), la contre-insurrection suppose en effet d’accepter le risque de court terme comme relevant d’une nécessité opérationnelle qui garantira, à plus long terme, la disparition progressive de l’insurrection.
Tags: Analyse de la politique étrangère, contre-insurrection, Etats-Unis, Théories de relations internationales
Posted in Géopolitique, Romain Lalanne | No Comments »
« L’Islam peut aussi s’approprier le projet européen », interview de Menekse Tokyay autour de la Turquie
Written by JGP on mars 5, 2010 – 8:30 -A l’occasion du thème de mars consacré à la Turquie, Alliance Géostratégique a recueilli l’avis de différentes personnes sur les relations entre ce pays et l’Union Européenne, notamment dans la perspective de son adhésion. Menekşe Tokyay, doctorante à l’Institut de l’Union Européenne de l’Université de Marmara ouvre aujourd’hui le bal.

Pouvez-vous nous retracer brièvement l’historique de la candidature turque à l’Union Européenne ?
En 1959, la Turquie présente sa demande d’association à la Communauté économique européenne (CEE). Puis, l’accord d’association entre la Turquie et la CEE, surnommé l’ « accord d’Ankara », est signé en Septembre 1963 et inclut dès le départ la perspective d’adhésion à la Communauté pourvu que la Turquie accepte intégralement les obligations nécessaires découlant de l’accord.
A la suite des crises intérieures politiques qui ont duré des décennies et qui bloqué le développement démocratique du pays, la Turquie dépose officiellement sa candidature en 1987, tandis que la Commission européenne rend un avis négatif provisoire sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec le pays, sous prétexte de l’immaturité de son contexte politique et économique. Cet avis est ensuite adopté en 1990 par le Conseil des ministres.
Tags: Add new tag, adhésion, Commission Européenne, Turquie, Union Européenne, Union pour la Méditerranée
Posted in Géopolitique, Histoire, JGP/Mon Blog Défense, Thème du mois | No Comments »



