Rugby, guerre et politique : quelques analogies

En janvier 2010, Invictus est sorti sur les écrans français. Ce film de Clint Eastwood montre comment le rugby a été considéré par Nelson Mandela, comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ». La coupe du monde de rugby de 1995 a donc contribué à panser les blessures issues de l’apartheid et à construire une nouvelle identité sud-africaine.


XV de France lors de la coupe du monde 2007

Force est de constater que le rugby comporte de nombreuses analogies avec le combat, les opérations ou la guerre. Certaines similitudes sont propres à ce sport alors que d’autres sont plus généralement communes au mouvement sportif. Le rugby aurait-il pour autant une fonction politique et sociale proche de celle de la guerre ?


Le combattant et le joueur


« Il m’est toujours resté du rugby la certitude qu’il endurcissait l’individu dans des proportions insoupçonnées. » Frédéric Rossif, cinéaste.


« Quand je joue, je suis un combattant. » Fabien Pelous. 118 capes et 42 capitanats en équipe de France.


Le rugbyman dispose souvent de nombreuses caractéristiques du combattant. Il mêle le temps de match, son destin à celui de ses coéquipiers. Ceci reste le propre de tous les sports d’équipe mais dans ce sport, l’engagement physique est presque total. La violence, certes régulée par l’arbitre, doit être maîtrisée d’abord individuellement. Les joueurs entrent sur le terrain en sachant qu’ils vont donner des coups (codifiés) mais également en recevoir. Les qualités idéales du rugbyman, qui peut avoir presque tous les gabarits physiques, sont l’esprit de sacrifice, l’engagement physique,  le sens de l’intérêt collectif, la performance technique, la camaraderie, etc. Cela se rapproche de celle du militaire occidental idéal – idéal car la perfection n’est pas de ce monde. Il est possible d’objecter que la dimension des pertes et de la violence ne sont pas celles du combat des militaires. La seule vraie différence est que le joueur adverse ne cherche pas à vous tuer dans le combat ! Néanmoins, le phénomène des pertes n’est pas à négliger.


Sur les bases des chiffres français (tous sports confondus), les taux annuels de létalité, vraisemblablement sous-estimés, sont de 1 à 2 sportifs  pour 100 000 pratiquants. De même, le risque de blessure n’est pas anodin pour le rugby à XV : 22 blessures pour 1000 heures de jeu, soit statistiquement une par match malgré les protections individuelles. La blessure est donc normale et consubstantielle de l’engagement, tout comme le sang qui coule presque à chaque match.


Combat sur un champ de bataille ou match de rugby


« En Nouvelle-Zélande, le rugby est un combat avant d’être un jeu. »Jacques Fouroux. Ancien joueur et sélectionneur français.

« J’ai passé de bien durs moments depuis le début de la guerre mais rien ne m’a semblé aussi rude que le match que j’ai joué pour la France contre l’Ecosse en 1913. ». Marcel Legrain. Mort le 27 juin 1915, sur le front, à Neuville-Saint-Vaast.


Comme le champ de bataille, le match de rugby est l’affrontement de deux camps, selon une unité de temps, de lieu et d’action. Le corps-à-corps et la mêlée, ouverte ou non, font partie de la pratique du match… Le vocabulaire rugbystique est militaire : les tactiques, le front, les charges, les appuis, la défense, la ligne d’attaque, le choc, le mouvement, les percées,  etc. La manœuvre (combinaison des effets produits par les joueurs – mouvement ou contact) existe sous la forme de jeu dans l’axe ou de jeu déployé. L’analogie dépasse l’utilisation du vocabulaire militaire dans le rugby car les principes appliqués sur le terrain –de rugby – s’approchent réellement de ce qui est prôné lors de l’engagement militaire.


La concentration des efforts, l’économie des moyens et liberté d’action, pour reprendre les principes de Foch, s’appliquent à ce jeu qui, en réalité, reproduit une forme symbolique de combat. Chaque camp se bat pour ses couleurs, de club ou nationales, derrière l’autorité morale et réelle d’un capitaine. Ceci se traduit par l’engouement des plus prestigieuses écoles militaires françaises (Polytechnique, Saint-Cyr, Navale, Collège interarmées de défense, etc.) ou anglo-saxonnes pour ce sport (pour les Etats-Unis, le football américain). Le match s’apparente à un déchaînement de violence codifié, quelque peu comme une bataille conventionnelle sans ennemi voulant tuer l’autre. C’est un affrontement des volontés qui dépasse, à haut niveau, le cadre sportif.


De la stratégie au rôle politique


« Ce n’est pas parce qu’il est violent que j’aime le rugby. C’est parce qu’il est intelligent. » Françoise Sagan. Ecrivain.


« Le rugby c’est d’abord un sport stratégique où l’occupation de l’espace suggère les images du patrimoine et du terroir. » Antoine Blondin. Ecrivain.


La stratégie existe dans le sport, en général, et dans le rugby, en particulier. La stratégie, combinaison des moyens et des fins pour atteindre des objectifs fixés, une discipline utilisée dans l’ovalie, par les organismes privés – les clubs – ou les fédérations nationales. Les objectifs sont rugbystiques (gagner un championnat ou une coupe), financiers ou politiques. Les moyens sont les joueurs et leur environnement logistique, administratif, financier, etc. Les voies sont la gestion de ces ressources humaines et financières, au cours des saisons.


La dimension géopolitique et internationale du rugby ne doit ni être surestimée, ni sous-estimée. Certes, il s’agit d’un sport qui n’est plus olympique et dont l’audience mondiale reste limitée. Le « monde du rugby » n’est pas universel contrairement à celui du football. La coupe du monde de rugby consacre les mêmes équipes. Le 22 février, seules 95 équipes sont classées dans l’International rugby board et 8 des 10 premières équipes appartiennent au tournoi des trois nations ou à celui des six nations.


Cela constitue une de ses particularités. La pratique de ce sport s’inscrit dans des projets nationaux ou des identités régionales. L’Ecosse et le Pays de Galles existent – non exclusivement – par leur équipe de rugby qui contribue à cimenter leurs identités, notamment face à l’Angleterre dominante au sein du Royaume-Uni. Plus étonnant vu de France, l’équipe de rugby d’Irlande représente à la fois la République d’Irlande et l’Irlande du nord ! L’élargissement du tournoi des 4 nations à la France, en 1910, puis à l’Italie, en 2000, montre que le club des meilleures équipes européennes de rugby n’est pas uniquement anglo-saxon. Certains France-Angleterre ont aussi étrangement certaines tonalités de combat séculaire, heureusement pacifique, contre « la perfide Albion ». L’équivalent réciproque existe pour les Angleterre-France. Le Royaume-Uni est pourtant une grande alliée de la France depuis un siècle ! Et, l’Angleterre ? Paradoxe ?


Le tournoi des trois nations (Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) est depuis 1996, le pendant des six nations, dans l’hémisphère sud. Il ne s’est pas ouvert aux non anglo-saxons. L’excellente équipe d’Argentine n’en fait pas partie. Le film Invictus revient sur le projet national sud-africain. Vu d’Europe, les Wallabies australiens font partie de l’identité de leur pays mais les All-blacks néozélandais sont leur pays. C’est réducteur mais trop souvent vrai. Par ailleurs, des « petits » pays par la taille, ne sont réellement connus en Europe que grâce au rugby : Fidji, Samoa, les iles Cook (sous souveraineté néo-zélandaise).


Il existe donc des éléments rugbystiques qui interfèrent avec la géopolitique et les relations internationales. Les réflexions brièvement développées sur les analogies entre le rugby, la géostratégie et la guerre ne représentent pas une étude mais des pistes fondées sur des connaissances et des ressentis. Au-delà de tout cela, le rugby reste d’abord un sport et un beau sport ! Il ne peut plaire à tout le monde. Il porte des valeurs que certains considèrent surannées. D’autres, comme Oscar Wilde, pensent que « le rugby est un bon moyen pour envoyer trente brutes loin du centre ville ». Faites votre choix…


S.D., Pour Convaincre

Sources :


  1. La Prévention et la mort subite du sportif par le Professeur Claude-Louis GALLIEN

  2. Classement international des équipes de rugby

  3. Rugby légende

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15 Responses

  1. bigor dit :

    Cher SD. Rien à ajouter ! J’adhère totalement à cette analogie entre l’esprit militaire et l’esprit rugby.
    Comme tout sport de combat il permet à la fois d’apprendre à développer ainsi qu’à maîtriser sans préavis l’agressivité. En cela il est utile pour le combat (celui du militaire) et il en est proche; toutes proportions gardées bien sûr.
    Mais, plus que les autres sports de combat, son aspect collectif crée entraide, solidarité, confiance mutuelle, et implique la mise en oeuvre de tactiques élaborées. En cela, le rugby devient le sport le plus « militaire ».

    A noter, pour l’anecdote, que le trophée disputé par la France et la Nouvelle-Zélande porte le nom de Dave Gallagher, capitaine emblématique des Blacks, officier dans l’armée NZ, qui a été tué au front en France pendant la première guerre mondiale.

    Comme SD, je suis un amoureux du rugby, et je ne peux que gouter un tel article!
    Merci.

  2. Jean-Pierre Gambotti dit :

    Tout le monde connait la formule admirative d’André Maurois « les Britanniques conçoivent la guerre comme un sport », et la réponse de certains adeptes du french-bashing « les Français conçoivent le sport comme la guerre ! » Nous mettrons au passif d’un irrépressible et délicieux sens de l’humour britannique ce « retour de coup droit » pour n’en conserver que ce rapprochement du sport avec la guerre et l’affecter au rugby en l’occurrence. Je suis tout à fait d’accord pour considérer que l’activité qui se déroule dans le champ-clos du stade entre trente gaillards se disputant un ballon capricieux, se conforme aux règles générales de l’action et à certaines règles de la guerre, mais je n’ai pas fait avancer beaucoup la discussion : nous savons tout cela depuis Olympie, chez le Grec ancien tous les sports pratiqués ressortissaient à l’art de la guerre et à sa préparation. Mais pour le jeu d’équipe qu’est le rugby, je pense que nous sommes plus proches encore de cette violence ordonnée, à ce « duel » qu’est la guerre car il s’agit d’un exercice collectif. Et osons faire appel au plus grand, je pense que la grille de lecture clausewitzienne est tout à fait pertinente pour décrypter cette confrontation , tout y est : la friction, l’incertitude, la passion ( le peuple= la foule), le calcul (le capitaine… d’équipe), l’entendement ( le gouvernement= le staff), la polarité ( la défense, l’attaque) et la décision, les vertus guerrières ( le coup d’œil ,le courage, l’intrépidité , la persévérance…), le centres de gravité ( le lieu de la puissance= la solidité des avants, la fluidité des lignes arrières….)etc.
    Lire les matchs avec cette clef est plutôt de l’ordre de l’amusement, mais ce jeu peut nous permettre de réfléchir un peu plus loin si l’on considère que cette confrontation sportive, cette association du muscle et de l’intelligence, consiste à prendre l’ascendant sur l’adversaire et ce faisant obtenir la liberté d’action qui conduit à l’essai. D’où l’importance du point culminant dans le match… et dans la bataille.
    Qui n’aura pas compris cette notion de point culminant, ce moment où l’initiative change de camp, le kairos des Grecs, en regardant le match Irlande-France de vendredi dernier ?
    Car par deux fois l’ascendant « a changé d’âne », pour user de la sémantique rugbystique !!!
    Très cordialement.
    Jean-Pierre Gambotti

  3. SD dit :

    Je suis d’accord, le sport en général, a un rôle politique et un rapport avec les techniques de combat depuis au moins les olympiades antiques : course de chars, lutte, course à pied, lancer de javelot, joutes médiévales, etc. Cependant ces activités s’arrêtent, à ma connaissance, à la reproduction de techniques de guerre adaptée. Je n’ai pas d’exemple de jeu collectif qui permette de trouver une analogie avec la tactique.
    Les jeux de rugby http://fr.wikipedia.org/wiki/Rugby sont des sports de combat. Je n’ai pas trouvé d’autres sports collectifs qui se rapprochent autant du combat conventionnel. Les sports dans lesquels les contacts et les regroupements sont autorisés sont peu nombreux. J’évacue tous les sports qui ne reproduisent que des analogies avec les techniques de guerre. Ce n’est pas l’objet de ce billet.
    Décrire un match de rugby avec Clausewitz est possible car il offre une description et une explication (brillante) de la guerre conventionnelle. C’est tout autant possible avec une représentation jominienne ou toute autre description de la guerre conventionnelle sur terre. Les concepts sont transposables. Cela pourrait faire des billets intéressants et originaux. Pour le dernier Galles-France, je suis d’accord sur la notion de point culminant du succès (pour les Français, la mi-temps).
    Comme le souligne opportunément Bigor, le rugby est vraiment singulier dans les sports de combats.
    Cordialement
    SD

  4. Jean-Pierre Gambotti dit :

    OK pour… Galles-France!

  5. JGP dit :

    Rien à redire si ce n’est une interrogation sur le terme « sport de combat ». Attention, je ne remets absolument pas en question l’analogie avec le « combat conventionnel » ni l’aspect « combattant » du rugbyman sur un terrain.

    Il me semble que traditionnellement « sport de combat » s’applique à des duels où il s’agit de mimer de façon simplifié et encadrée (limitée) des combats réels.

    De là à glisser vers un article sur les arts « martiaux »…

  6. SD dit :

    C’est vrai JGP. Les sports de combats sont souvent des duels. J’utilise ce terme, comme bigor, car cela se rapproche d’une certaine réalité qui n’est peut-être pas académique, je le concède.
    Cordialement

  7. Jean-Pierre Gambotti dit :

    Puisque cette amusante approche du rugby comme modèle de la bataille nous conduit à disserter plus avant sur la guerre, je dois dire que j’exclurais Jomini de cet exercice et que je maintiendrais avec pugnacité la notion de « duel ».
    D’abord , rappelons que certains exégètes en retravaillant, la définition clausewitzienne de la guerre comme un « duel porté aux extrêmes » ont suggéré que le terme « lutte » pouvait être substitué à « duel », car Clausewitz voulait signifier que la guerre était une somme dynamique, d’actions, réactions, rétroactions, un phénomène non-linéaire en quelque sorte ! Pour cette raison je pense que le rugby comme « duel/lutte » au sens clausewitzien, est une comparaison convenable à laquelle je m’accroche.
    Ensuite je ne mêlerais pas Jomini à cette affaire, car même si la notion de la bataille décisive peut être pertinente dans ce sport où l’esprit manœuvrier est fondamental, je pense que la « décision » se dessine et s’obtient plutôt dans une confrontation dans la durée des centres de gravité, principe des plus clausewitziens. De surcroît rien n’est plus éloigné de l’arithmétique et de la géométrie que la furia rugbystique, qu’il y a beaucoup de passion, d’incertitude et de friction( !) dans ce sport et que ce faisant la non-linéarité me ferait préférer Clausewitz à Jomini si je devais choisir une grille de lecture pour apprécier le Tournoi!
    Très cordialement.
    Jean-Pierre Gambotti

  8. bigor dit :

    Régalons-nous de ce débat !
    @ JGP : le terme de « sport de combat collectif » est souvent employé dans les définitions du rugby, et les instances officielles n’ont jamais renié ce terme… Quant aux joueurs, ils sont les premiers à le revendiquer tant il leur parle. En effet, la rencontre d’un adversaire plus fort se ressent souvent dans la chair et l’agressivité est une vertu fondamentale du jeu.

    Hormis les sports de combat individuels, je ne vois pas d’autre sport qui a de telles caractéristiques.

    C’est à ma connaissance le seul sport collectif qui revendique une telle définition car les autres sports, s’ils sont virils recherchent le contournement (hand, basket) ou l’évitement (football). Reste le hockey sur glace, très viril et où l’on ne rechigne jamais à « chicailler » mais où l’affrontement physique n’est pas à la base de la conquête du palet comme il l’est de la balle au rugby.

    Amicalement et rugbystiquement

  9. JGP dit :

    Le rugby est en effet certainement, devant ses cousins et/ou dérivés que sont les footballs US et australien, le sport qui combine le plus choc, feu et manoeuvre.

    Ma question initiale venait de la réflexion que la plupart des sports de combat (individuels) sont issus d’arts martiaux, qui eux-mêmes découlent historiquement souvent de besoins militaires en combat au corps à corps. Et bizarrement il y a finalement très peu d’arts martiaux collectifs. Le seul exemple qui me vienne à l’esprit est l’asafo atwele ghanéen, à ma connaissance aujourd’hui disparu (« fusionné » avec la boxe).

    En cherchant sur Google, j’ai trouvé cette définition de rugby : « Art martial collectif déguisé habilement en jeu grâce à la présence d’un ballon au comportement maladroit qui incite à la bagarre ».

    Dans un autre registre, que penser du paintball dans sa version sportive (« capture the flag ») ?

  10. SD dit :

    Le paintball peut entrer dans la catégorie des sports de combats. Il singe d’ailleurs directement le combat. Il y a effectivement le mouvement et le feu mais pas le choc. En tout cas, je ne l’ai pas vu dans les séances de paint auxquelles j’ai participé. Il manque au paintball le côté populaire (les zones de jeu sont rares et chères…) et la dimension politique.
    Cela reste discutable.

  11. galabru dit :

    Etant amateur de géopolitique et joueur de rugby j’étais curieux de lire cet article. Je suis tout à fait d’accord d’aborder le rugby avec une approche militaire car il requiert rigueur et discipline, de même que les individualités ne peuvent être mises à profit qu’à partir du collectif à la différence d’autres sports.
    Néanmoins quelques modifications y sont à apporter:
    - s’agissant des blessures rien n’est sous-estimé malgré les contacts
    - Statistiques? 1000/22=45,45 h de jeu, soit une blessure tous les 34 matchs (un match dure 80 minutes)
    - on appelle au rugby le tournoi des trois nations le tri-nations (question de purisme, désolé)
    - à rappeler qu’à partir de 2012 l’Argentine prendra part au tournoi (fin de la domination anglo-saxonne dans l’hémisphère sud mais avec des contreparties financières de l’IRB)
    - à rappeler que les îles cook sont autant inconnues au rugby qu’ailleurs au contraire des îles Tonga (au sud-ouest des îles cook)
    - que depuis 1995 l’Irlande a deux hymnes, le « Ireland’s Call » et le « Amhrán na bhFiann » (hymne de l’EIRE) qui pose problème aux nord-irlandais qui préfèreraient le ‘God save the Queen »

  12. SD dit :

    Bonjour,
    Merci Galabru pour vos commentaires.
    - 22 blessures pour 1000 heures de jeu. Un match correspond environ à 40 heures de jeu (15 joueurs/2 équipes/80 min). 1000 heures= 25 match soit environ une blessure par match. C’est ce que j’ai constaté dans les équipes auxquelles j’ai fait partie (cela ne s’arrange pas en vieillissant)
    - Pour le tri-nations, c’est un anglicisme. J’ai traduit, ce que les commentateurs ne prennent plus le temps de faire. C’est ma coquetterie.
    - Pour l’Argentine, nous verrons l’accueil en 2012, lorsqu’elle en fera partie.
    - Pour les îles Cook, elles sont peu connues dans le rugby européen (équivalent du classement IRB de la Suisse). Il m’est arrivé de voir sur la BBC un reportage sur leur équipe , une des rares fois ou leur nom m’est apparu, en dehors de mon Atlas.
    - l’Irlande a deux hymne mais ne jouent-ils pas toujours ensemble ? C’est cela l’important.
    Cordialement

  13. Frédéric dit :

    Battu d’un point… :(

  14. Gundeuch dit :

    Même si ce forum n’est probablement pas l’endroit le plus approprié, je ne résiste pas à l’envie d’aborder une dimension que vous n’avez pas encore évoqué: la poésie guerrière du rugby.

    Thierry Lacroix, qui adolescent me fit vibrer sur le terrain, a été bien plus qu’un commentateur pendant cette coupe du monde.

    Moments choisis (à lire avé l’accent du sud ouest et la passion du rugby):

    FR-NZ: « oh la belle ogive ! » à propos d’un coup de pied de Trinduc ;

    FR-EN (s’adressant à Califano): « Cali, t’as pas envie de leur faire voir la chaîne des Pyrénées… la montagne noire ? »

    FR-GL: silence évocateur, Lacroix ne dit mot pendant les 20 dernières minutes du match (un patriote angoissé…).

    Et j’en passe: « Y faut sortir les barbelés ! »

    Thierry Lacroix est devenu le digne successeur du duo mythique Salviac-Albaladejo (Le cochon est dans le maïs ; la cabane est tombée sur le chien).

    Avec ces grands bonhommes, ce ne sont pas seulement les couleurs de la France qui sont à l’honneur, c’est la langue française qui rayonne.

    D’ailleurs, les deux piliers de la France éternelle ne sont-ils pas son armée et sa langue ?

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