Courte histoire des programmes nucléaires de l’Iran
Written by JGP on novembre 15, 2009 – 7:01 -
Les ambitions nucléaires de l’Iran font la une des relations internationales depuis plusieurs années, la situation actuelle étant particulièrement tendue sur le front diplomatique et le spectre de la guerre étant même évoqué. Cet article retrace, de façon synthétique, l’histoire du nucléaire iranien depuis un peu plus de cinquante ans, et ne se veut en aucun cas exhaustif. Le titre est au pluriel car si le programme civil a une histoire quasiment à ciel ouvert, son pendant militaire est l’objet de toutes les interrogations – nous le voyons tous les jours dans le bras de fer entre l’Iran et la communauté internationale -, ces deux programmes n’ayant pas forcément de lien direct.
1 – En guise d’introduction : le triptyque nucléaire
Commençons très simplement par quelques rappels sur trois éléments essentiels à la fabrication et à l’utilisation d’une arme nucléaire, et qui sont les supports de la prolifération.
Pour fabriquer une bombe nucléaire (disons une bombe A, voir mon article sur le sujet), il faut d’abord de la matière fissile. Celle-ci peut être alternativement:
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De l’uranium 235 (U-235), présent en faible quantité dans le minerai d’uranium. Il faut donc enrichir celui-ci, i.e. augmenter la proportion d’U-235 au moyen de centrifugeuses qui permettront de séparer, grâce à la différence de masse, l’U-235 des autres isotopes (i.e. des atomes ayant le même nombre de protons mais un nombre de neutrons différent) d’uranium. Une utilisation militaire requiert un enrichissement très élevé (plus de 90%) alors que celle civile (destinée aux centrales électronucléaires) ne nécessite que 3 à 5%;
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Du plutonium 239 (PU-239), obtenu par retraitement à partir du combustible usagé de certaines centrales de production d’électricité ou des réacteurs de recherche.
On voit donc que cette matière peut être issue de l’amont ou de l’aval du cycle nucléaire. Aujourd’hui, les principales puissances nucléaires ont opté pour la filière plutonium car elle permet de construire des armes moins volumineuses.
L’arme en elle-même, dans laquelle va être introduite la matière fissile, et qui commandera le début de la réaction en chaîne au moment voulu est justement le deuxième élément du triptyque. Inutile de préciser que sa conception nécessite des connaissances et compétences pointues en ingénierie, le plan d’une arme valant très cher sur le marché noir de la prolifération.
Enfin, si l’on exclut le cas de la valise nucléaire, il faut pour transporter l’arme grâce à un vecteur c’est-à-dire un missile balistique ou de croisière, si l’on excepte les bombes largables depuis un aéronef. Je ne reviendrai pas ici sur le programme balistique iranien et ses fameux Shahab-3.
2 – Le programme civil
Des débuts en fanfare et un arrêt brutal
Le programme civil iranien est lancé avec la coopération des États-Unis dans les années 1950, peu après l’Opération Ajax qui déposa le premier ministre Mossadegh. En 1959, est créé le Centre de Recherche National de Téhéran, géré par l’Organisation de l’Énergie Atomique d’Iran (OEAI). Un premier réacteur fonctionnant à des fins de recherche est opérationnel dès 1967. Le Shah Mohammed Reza Pahlavi acquiert très vite de grandes ambitions concernant le développement de l’atome, puisqu’il vise le nombre de 23 centrales à l’horizon de l’an 2000. En 1968, l’Iran signe le TNP et, en 1975, les Allemands de KWU remportent le projet de construction de la centrale de Bushehr sur le Golfe Persique, soit deux réacteurs à eau pressurisée d’une puissance d’un peu plus d’un GW. KWU se retire du chantier de Bushehr en 1979 alors que le projet est inachevé, affirmant que c’est à cause du non-paiement de factures par l’Iran.
Dans les années 1970, la France et l’Iran créent la Sofidif (Société franco-iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse) qui doit opérer – pour simplifier – une usine d’enrichissement de l’uranium basée sur le sol français. En 1976, le Shah signe également un accord avec les États-Unis prévoyant que ces derniers livrent à l’Empire Perse une usine de retraitement permettant l’extraction de plutonium du combustible nucléaire usagé.
L’immédiate après-révolution de 1979 met également un coup d’arrêt provisoire (ou du moins un sérieux coup de frein) au programme, qu’il s’agisse de la construction de Bushehr, de l’acquisition de combustible ou de capacités de retraitement: le Guide Suprême, l’Ayatollah Khomeini, est hostile à l’énergie nucléaire, et les partenaires occidentaux, France et USA en tête, reviennent sur leurs engagements (sans les avoir concrètement honorés). Le début de la guerre contre l’Irak en 1980 joue également le rôle de facteur bloquant, les réacteurs étant bombardés par l’aviation de Saddam Hussein.
Un programme sous haute surveillance
La mort de Khomeini en 1989 marque un regain de volonté iranienne. Les Iraniens s’adressent aux Russes car l’embargo les empêche de solliciter à nouveau KWU. En 1995, un accord prévoyant la reconstruction d’un réacteur (sur les deux initiaux) à eau pressurisée d’un GW à Bushehr est signé pour un montant d’environ 1 milliard de dollars. Une somme non négligeable pour la Russie de Boris Eltsine et son l’économie chancelante.
Devant initialement se terminer en 2000, le projet est cependant marqué par des problèmes techniques (incompatibilité des infrastructures originelles de KWU et du réacteur russe, transfert de compétences vers les Iraniens…) mais surtout géopolitiques. La Russie, qui ne veut pas trop se mettre à dos les Américains et les Européens – inquiets de voir l’Iran développer en parallèle des capacités militaires -, ralentit les travaux. On se souvient également que pour apaiser la situation, Vladimir Poutine avait proposé que l’enrichissement de l’uranium se fasse sur le sol russe, ce qu’ont refusé les Iraniens, soucieux de maîtriser la quasi totalité du cycle, d’autant qu’ils possèdent sur leur sol des mines d’uranium. D’où les craintes de la communauté internationale: l’Iran pourrait fabriquer de l’uranium enrichi de qualité militaire, beaucoup plus enrichi que le combustible des centrales civiles, mais mobilisant les mêmes méthodes et matériels de centrifugation.
D’autant qu’en 2002 sont révélées publiquement l’existence :
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de l’usine d’enrichissement de Natanz dont une partie est enterrée,
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du projet de centrale à eau lourde (pouvant utiliser de l’uranium naturel comme combustible) d’Arak dont les travaux ont débuté en 2004, la mise en service n’intervenant qu’entre 2011 et 2013.
Ainsi donc l’Iran utiliserait en partie Bushehr comme « honey pot » pour attirer et focaliser l’attention mais disposerait d’installations nettement plus sensibles et dangereuses ailleurs.
Le jeu du chat et de la souris autour de l’enrichissement instauré au début des années 2000 et compliqué par la position de la Chine et de la Russie continue encore aujourd’hui entre l’Iran et:
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l’AIEA, surveillant-chef du respect du TNP, dont les inspecteurs ont effectué de nombreuses visites plus ou moins fructueuses et les directeurs ont produit une flopée de rapports (notamment en 2007-2008),
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le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a voté en pagaille des résolutions et des sanctions,
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les « Cinq plus un », c’est-à-dire les membres permanents du Conseil de Sécurité plus l’Allemagne.
En 2004, par le biais de l’accord de Paris, l’Iran avait pourtant (officiellement) suspendu ses activités de retraitement et d’enrichissement. La tension connaît une apogée en 2006 lorsque la Russie se joint aux autres membres du Conseil de Sécurité pour voter des sanctions dures contre l’Iran d’Ahmadinejad (résolutions 1696 et 1737 notamment). Celui-ci comprend que la Russie est difficilement remplaçable et signe avec elle des contrats pour d’autres réacteurs, histoire de se rabibocher un allié incontournable.
En décembre 2007, la Russie a commencé les livraisons de combustible nucléaire pour la centrale de Bushehr, achevées en janvier 2009. En mars dernier, le directeur de Rosatom, l’agence russe de l’énergie atomique, a annoncé que les travaux étaient enfin terminés. Les tests finaux ont démarré en octobre, la production à plein régime ne devant pas débuter dans un futur trop lointain. Les tranches suivantes sont toujours à planifier…
3 – Le programme militaire
Au-delà des suspicions de la communauté internationale et des provocations à répétition des dirigeants iraniens, y a-t-il un programme militaire caché derrière son pendant civil ? Les installations d’enrichissement d’uranium et de retraitement que l’Iran a longtemps dissimulées et dont la finalité reste largement opaque, sont-elles utilisées pour servir à la fabrication d’une bombe ? En bref, l’Iran cherche-t-il à se doter de l’arme nucléaire ?
Voix officielles
L’Iran a toujours nié développer des activités nucléaires militaires, et encore très récemment par la voix de son président Mahmoud Ahmadinejad fraichement réélu qui a toujours affirmé que l’ensemble du programme était strictement à vocation civile. En outre, le Guide Suprême Ali Khamenei n’a-t-il pas prononcé en 2005 une fatwa selon laquelle l’utilisation d’armes atomiques était contraire à l’islam ?
La piste pakistanaise
Dans son récent ouvrage « Le marché noir de la bombe » (Buchet Chastel, 2009), Bruno Tertrais évoque cependant des contacts dès 1984 entre le Pakistan et l’Iran, alors en guerre contre l’Irak depuis trois ans. Face à l’armée de Saddam Hussein mieux équipée et préparée, Khomeini aurait changé d’avis sur le nucléaire, le plus court chemin pour s’en doter étant de solliciter le pays du général Zia et du fameux Abdul Qadeer Khan. Alors que les Iraniens se demandent si la centrale de Bushehr pourrait être utilisée pour produire du plutonium, ce dernier les aurait persuadés de plutôt s’engager sur la voie de l’uranium hautement enrichi. Un accord de coopération aurait été signé en 1987, et ce malgré les rivalités régionales entre les deux états. Du côté iranien, le Corps des gardiens islamiques de la Révolution mènent la danse, alors que chez les Pakistanais, Khan et son réseau international sont au coeur du programme, assurant la fourniture de plans de centrifugeuses et de composants nécessaires à la fabrication de plusieurs milliers d’entre elles. Il convient ici de noter que l’AIEA mentionne cet accord dans un rapport de septembre 2007, mais que selon l’Iran, il s’agissait d’une affaire purement civile, seule l’OEAI étant impliquée de son côté, à l’exclusion de toute partie prenante militaire…
Pour le détail et les différentes versions possibles des évènements, j’invite le lecteur à se référer au livre de Bruno Tertrais. Toujours est-il qu’il semble bien que Khan soit allé au-delà du mandat officiel que lui avait accordé Zia, soucieux de ne pas trop en faire pour l’Iran.
Après la mort de ce dernier en 1988, Benazir Bhutto, nommée premier ministre, refuse aux militaires pakistanais l’autorisation d’exporter des technologies nucléaires. Ils vont agir alors de leur propre chef, d’autant qu’en face, le nouveau président iranien, Rafsandjani est très favorable au programme nucléaire. Nommé en 1990, le successeur de Bhutto, Nawaz Sharif, est lui aussi réticent au partenariat étendu qu’essaient de lui vendre les militaires, il poussera vers la retraite le général Beg, adjoint du CEMAT, ainsi que le général Gul, chef de l’ISI (services secrets pakistanais). Ceci aurait signé plus ou moins la fin de la première phase de coopération entre Iran et Pakistan sur le nucléaire militaire.
Enrichissement à domicile
Au début des années 1990, l’Iran a du mal à avancer dans son programme d’enrichissement, malgré une coopération avec la Chine et une tentative avortée avec la Russie: approvisionnement problématique en pièces détachées de centrifugeuses, difficultés techniques…
Le contact est rétabli avec la filière pakistanaise, mais rapidement, selon Bruno Tertrais, en raison de la guerre civile en Afghanistan, les relations entre l’Iran – qui se serait tourné sans succès vers l’Afrique du Sud – et le Pakistan se tendent. Cette fois-ci, le réseau de Khan aurait plus agi en autonomie vis-à-vis de ses propres gouvernants, fournissant des centrifugeuses voire un plan d’arme. Et le programme militaire iranien aurait véritablement pris son envol.
Opération Merlin
Les Etats-Unis prennent très au sérieux la menace d’un Iran militairement nucléarisé. Dans son ouvrage State of War, James Risen mentionne une opération clandestine des services secrets américains, appelée Merlin, visant en 2000 à tromper l’Iran et retarder son programme militaire en lui fournissant les plans erronés d’une arme nucléaire. Cependant, elle semble avoir été un échec car les Iraniens auraient été informés des erreurs par l’intermédiaire russe de la CIA: elle aurait même accéléré les choses car l’Iran en aurait extrait des informations capitales, notamment en comparant les plans à ceux fournis par Abdul Qadeer Khan.
D’autres opérations indirectes de ce genre (sabotages, fausses informations…) visant à ralentir le programme ou à l’égarer dans de fausses directions, auraient été menées depuis, notamment grâce au retournement de certains membres du réseau Khan.
Des preuves irréfutables ?
Mohamed El-Baradei, directeur général de l’AIEA, déclarait en 2006 :
As you are aware, the Agency over the last three years has been conducting intensive investigations of Iran´s nuclear programme with a view to providing assurances about the peaceful nature of that programme. During these investigations, the Agency has not seen indications of diversion of nuclear material to nuclear weapons or other nuclear explosive devices. Regrettably, however, after three years of intensive verification, there remain uncertainties with regard to both the scope and the nature of Iran’s nuclear programme.
Donc pas de preuve formelle, mais des incertitudes… Qui reposent sur des découvertes « étonnantes » réalisées par les inspecteurs de l’AIEA, notamment sur le site de Natanz après 2003: traces d’uranium enrichi au-delà de 5%, document décrivant comment constituer des hémisphères d’uranium (dont l’application unique est la fabrication d’une arme)… Mais également sur le suivi assez scrupuleux des avancées réalisées par l’Iran, comme en témoignerait le briefing d’Olli Heinonen devant l’AIEA détaillant les « projets » en cours, et notamment le 111, censé permettre l’adaptation d’une arme nucléaire sur le Shahab-3 (à noter que les détails les plus croustillants sont mentionnés de façon orale).
- Les projets décrits par Olli Heinonen
Aujourd’hui, un peu plus de trois ans après les propos d’El-Baradei rapportés ci-dessus – comme le signale The Guardian -, les incertitudes se sont transformées en doutes extrêmement sérieux: l’annexe d’un rapport de l’AIEA fait mention d’essais relatifs à des ogives à « double implosion ». Celles-ci permettent de réduire la taille de l’arme et facilitent son adaptation aux missiles balistiques comme les Shahab-3.
Par le passé, d’autres rapports de ce genre concernant des dispositifs de mise à feu ont été rejetés par l’Iran, ce dernier affirmant que toutes ses expérimentations avaient des applications purement civiles, sans pour autant indiquer lesquelles. El-Baradei lui-même a toujours fait preuve de scepticisme quant aux informations transmises par les services de renseignement occidentaux, qui servent souvent de sources aux rapports de l’AIEA. Mais là, il semble bien que quelque chose soit différent. Ainsi, il indique que la preuve (ou du moins la présomption) de la militarisation :
…appears to have been derived from multiple sources over different periods of time, appears to be generally consistent, and is sufficiently comprehensive and detailed that it needs to be addressed by Iran.
En filigrane, se profile la question du partenaire de l’Iran sur ce dispositif, car il semble peu probable qu’il ait agi totalement seul : les restes du réseau de Khan ou un autre acteur de la prolifération ? En septembre dernier, un homme d’affaires germano-iranien a été reconnu coupable par la justice allemande de vente d’équipement dual (détecteurs de radiations, caméras haute vitesse…) ayant des applications potentielles dans la mise en oeuvre d’armes nucléaires.
Bref, les indices semblent démontrer que l’Iran cherche à se rapprocher et se rapproche du seuil nucléaire. D’autant que dans le domaine du vecteur, comme on l’a vu plus tôt cette année, l’Iran a réussi – probablement grâce à la contribution de la Corée du nord – la mise en oeuvre de lanceurs à plusieurs étages nécessaires aux missiles intercontinentaux. La tension sur le front diplomatique est donc à son comble en cette fin 2009, d’autant que les négociations relatives au transfert d’uranium faiblement enrichi iranien à l’extérieur du pays (Russie puis France) pour la fabrication du combustible civil semblent avoir échoué…
4 – Conclusion
Pas de preuves définitives, mais de très sérieuses présomptions. Toujours est-il que la révélation officielle d’un programme nucléaire militaire et surtout du franchissement du seuil nucléaire par l’Iran aurait des effets dévastateurs dans tout le Moyen-Orient. Pas seulement en Israël dont la doctrine interdit le nucléaire à tous ses voisins qui ne reconnaissent point son existence légitime, mais également dans les pays arabes, très peu ravis, pour plusieurs raisons, par une nouvelle de ce genre.
Enfin, il s’agirait d’un camouflet pour le Conseil de Sécurité et pour l’Amérique, alors jugés incapables de faire entendre leur voix par la voie diplomatique, face à un état qui leur tient tête. Quitte à ce qu’il inspire d’autres candidats officieux à l’arme nucléaire…
JGP, Mon Blog Défense
Tags: AIEA, bombe nucléaire, Etats-Unis, France, Iran, nucléaire, ONU, puissances nucléaires militaires
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novembre 17th, 2009 at 12:12
Très intéressant.
Je me permets d’ajouter cet article du LA Times, sur l’opération Brain Drain de 2005, qui visait à atomiser le pool scientifique chargé du programme nucléaire iranien.
http://209.85.229.132/search?q=cache:amhTvyEJ6kYJ:articles.latimes.com/2007/dec/09/world/fg-usiran9
novembre 17th, 2009 at 2:08
Merci de ce commentaire.
Pour aller plus loin, avec des opinions diverses voire contradictoires autour du sujet :
- Le marché noir de la bombe, Bruno Tertrais, Buchet Chastel, 2009 (cité dans l’article)
- L’Iran Réel, Collectif (sous la direction d’Aymeric Chauprade), Ellipses, 2009
– Spying on the Bomb: American Nuclear Intelligence from Nazi Germany to Iran And North Korea, Jeffrey Richelson, WW Norton & Co, 2006
- L’Iran, la bombe et la démission des nations, Thérèse Delpech, Autrement, 2006
- Iran : Le retour de la Perse, Ardavan Amir-aslani, Picollec, 2009
- Reassessing the Implications of a Nuclear-Armed Iran, Judith S. Yaphe, National Defense University, 2005
- Shopping for Bombs: Nuclear Proliferation, Global Insecurity, and the Rise and Fall of the A.q. Khan Network, Gordon Corera, Oxford University Press, 2006
mars 2nd, 2010 at 7:27
Nul ne sait encore quel en sera le résultat, mais il semble évident que la diplomatie a d’ores et déjà atteint ses limites et que les sanctions politiques, économiques… qui ont été ou qui pourraient encore être adoptées ne résoudront pas le problème car elles n’ont pas de prise sur l’Iran. Il ne resterait alors aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU qu’un seul et ultime recours… Oseront-ils franchir ce pas ? Je ne le crois pas. Jusqu’au jour où un essai nucléaire leur fera regretter leur frilosité et leur pusillanimité.