Les États-Unis, centre du monde?

Written by ZeusIrae on juillet 6, 2009 – 7:51 -

0710currentsCe mois de juillet est consacré aux relations euro-américaines. Alors parlons des USA.

Les États-Unis semblent aujourd’hui vacillants. La crise économique, les guerres, le terrorisme ont affaibli son prestige et sa puissance. Pour certains observateurs, la crise sonne le glas de la position dominante de Washington dans le système international. Ce n’est sans doute pas le cas et voici pourquoi.

Tout d’abord, intéressons-nous aux fondamentaux. Un pays, ce sont des hommes; celui-ci compte aujourd’hui 306 millions d’habitants, dont 80% vivent dans les zones urbaines. À l’avenir, les États-Unis devraient connaître un vieillissement significatif, ce qui aura des conséquences importantes pour les finances fédérales (ce problème est au cœur des débats sur la sécurité sociale outre-Atlantique).

Toutefois, celui-ci devrait être moins accentué qu’en Europe ou en Asie, et ce grâce à un taux de fécondité à peu près au niveau de remplacement des générations et une immigration importante; le pays devrait atteindre vers 2050 400 millions d’habitants. Les États-Unis seront donc dans les prochaines décennies un pays relativement jeune, comparé à ses partenaires et rivaux (Chine, Europe, Japon, etc) et aussi un pays divers, où le fond traditionnel WASP (white anglo-saxon protestant) cède progressivement la place à un patchwork de blancs, de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques. A cette égard, des États comme la Californie ou le Texas sont sans doute représentatifs de cet avenir; incidemment ce sont déjà les États les plus peuplés de la fédération, ce qui fait dire que le centre de gravité du pays se déplace vers le sud-ouest, loin des centres de pouvoir traditionnels de la côte est.

On pourrait s’interroger sur l’avenir d’un tel patchwork ethnique. Sur ce plan, il ne semble pas y avoir d’inquiétude à avoir. Si, historiquement, les Américains n’ont pas toujours été favorables à l’immigration, l’identité américaine s’est accommodée de nombreuses vagues successives d’immigrés et, contrairement aux craintes d’auteurs comme Huntington, la vague Latino ne semble pas avoir de difficulté grave à s’intégrer dans un pays aux institutions souples. L’explosion tant attendue par certains ne semble pas près de se produire. Le système politique américain est d’une exceptionnelle stabilité depuis la fin de la guerre de sécession en 1865.

Sur le plan économique, si la crise touche durement les États-Unis, une population relativement jeune et relativement bien éduquée, des infrastructures tout à fait correctes et une abondance relative de ressources naturelles, font qu’il est très probable que les Américains seront en très bonne place dans la liste des puissances économiques. En fait, compte tenu de ces facteurs, il  n’est pas délirant d’imaginer que le États-Unis garderont leur rôle moteur dans le système économique, alors que d’autres pays comme la Chine devront faire face au vieillissement accéléré de leur population.

Les fondamentaux sont donc bons, voir même excellents. Cela ne nous dit pas pour autant quelle sera la place des USA dans le monde au XXIe siècle. Pour comprendre, il faut sans doute revenir en arrière. À partir de 1984, l’armée irakienne frappe les installations pétrolières iraniennes dans le Golfe Persique.  L’Iran riposte et c’est le début de la guerre des tankers. Ces attaques ont naturellement des conséquences sur le prix du pétrole et menacent l’approvisionnement du monde.  Finalement, les Soviétiques et surtout les Américains finissent par intervenir à partir de 1987 pour protéger le trafic pétrolier contre ces attaques.

Aujourd’hui, l’URSS a naturellement disparu, mais ce n’est pas cela qui importe. Ce qui importe, c’est que pendant ces années-là, une grande puissance, les États-Unis d’Amérique, fut le garant de la liberté des mers et donc de l’approvisionnement en pétrole de l’économie mondiale. Cette tendance n’a fait que s’accentuer au cours des années 90; les États-Unis sont devenus le gardien incontournable de l’ordre mondial grâce à sa puissance sans rivale et sa présence sur toutes les mers du globe. Gardien  des mers, gardien de la paix (comme par exemple dans le conflit du Kargil), contrepoids dans des régions où son absence laisserait un déséquilibre dangereux (Extrême-Orient). Les États-Unis se sont affirmés aux cours des dernières années du XXe siècle comme la nation indispensable pour maintenir l’ordre à travers le monde. La regrettable aventure irakienne est la seule exception dans un dossier caractérisé par le conservatisme et un attachement profond au statu quo.

Ce rôle, Washington est-il toujours en mesure de le jouer alors que des nouvelles puissances émergent? Avec quelques aménagements, la réponse est sans doute oui.

Tout d’abord, comme il a déjà été dit, les fondamentaux de la puissance américaine sont solides. Non seulement ils sont bons, mais ils paraissent même plus solides que ceux de ses “concurrents” comme la Chine (qui, à partir de 2030, sera touchée de plein fouet par le vieillissement de la population, et fait déjà face à des problèmes environnementaux et sociaux énormes). Il en découle que les États-Unis resteront l’une des économies les plus développées et performantes au monde, capable de mobiliser de ressources considérables pour ses forces armées.

Le deuxième argument est plus géopolitique. Les États-Unis sont une masse géographique et humaine considérable. Mais les Américains ont aussi la chance extra-ordinaire d’être bordés par deux océans extrêmement actifs: l’Atlantique et le Pacifique. D’un coté l’Europe, de l’autre l’Asie. À la fois reliés et protégés du monde extérieur par ces deux océans, les États-Unis sont dans une position unique pour projeter leur considérable puissance à travers le monde.

À cet égard, un pays européen ou encore la Chine est dans une position beaucoup plus complexe. La projection de puissance est un exercice bien plus délicat pour une Chine encadrée par des puissances au mieux méfiantes, qu’elle ne le sera jamais pour la marine américaine.

Cette même position lui permet légitimement de s’affirmer comme une puissance européenne et asiatique. C’est en fait le troisième argument, les USA sont une grande puissance avec des intérêts globaux, qui bénéficie d’une position centrale. Le premier problème des pays européens et asiatiques sont leurs encombrants voisins dans la même région. La puissance américaine s’inserre dans ces systèmes régionaux et exploite cette position à son profit, mais elle n’est pas nécessairement le moteur principal des conflits régionaux. C’est une position très pratique, qui fait qu’alors que les autres puissances sont absorbées par des enjeux de sécurité régionaux, les États-Unis conservent une vision globale et la possibilité d’un engagement sélectif.

Alors, oui, les acteurs régionaux auront sans doute plus de poids et il faudra, pour que la puissance américaine survive, qu’elle s’adapte à la nouvelle donne et coopte les nouveaux arrivants. Mais il est assez probable que les États-Unis conservent une position unique dans les affaires du monde, à la fois par leur puissance économique et militaire et par les avantages de la géographie. Une position unique qui, bien exploitée, pourra rester centrale.

ZI/Nihil novu sub sole

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No Comments to “Les États-Unis, centre du monde?”

  1. Frédéric Says:

    Petite précision sur la projection démographique outre atlantique. Plus le temps passe, plus l’estimation de la population en 2050 est élevé et les 400 millions d’habitants pourrait être atteint en 2030 :

    Les estimations de la population globale des États-Unis en 2050 sont en augmentation; voici les chiffres selon la date des prévisions du bureau du recensement des États-Unis :

    * En 2050 (prévisions 2000) : 404 millions
    * En 2050 (prévisions 2004) : 420 millions
    * En 2050 (prévisions 2008) : 439 millions

    Selon les projections datées de 2008, la population des États-Unis évoluerait de la manière suivante:

    * En 2008 : 305 millions
    * En 2030 : 400 millions
    * En 2050 : 439 millions

  2. anonyme Says:

    « Les États-Unis se sont affirmés aux cours des dernières années du XXe siècle comme la nation indispensable pour maintenir l’ordre à travers le monde. La regrettable aventure irakienne est la seule exception dans un dossier caractérisé par le conservatisme et un attachement profond au statu quo. »
    La seule execption ?
    Le Vietnam, le Cambodge, la Grèce des colonels, l’Indonésie en 1965, le Chili etc…
    Et plus récemment la Somalie.

    En fait, s’il est un domaine où les USA occupent une position dominante, c’est celui de leur langue qui joue un rôle important dans le commerce , le tourisme et la chanson. Mais même cela pourrait-être remis bientôt en cause.

  3. ZeusIrae Says:

    Cher anonyme,

    J’ai du mal à voir le lien entre le propos de l’article et la liste des pays vous citez. Le contexte de ces épisodes diffère à chaque fois et je ne vois pas grand chose de commun entre la Somalie et le Chili.

  4. Radisson Says:

    Je suis dubitatif.

    Car il y a des « fondamentaux », comme l’indique l’auteur, qui sont mauvais, voire très mauvais. Par exemple, les États-Unis forment le seul pays de l’OCDE où on peut observer une régression de l’espérance de vie (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/discussion/2008/04/21/DI2008042102526.html).

    Cette régression peut-être attribuée à une multitude de facteurs, certes. Elle témoigne surtout, à mon avis, de la faillite globale du modèle social et économique des États-Unis.

    Il m’apparaît raisonnable de croire que cette régression ne restera pas sans réponse de la part des américains. Il m’apparaît, que d’une façon ou d’une autre, les États-Unis devront détourner des sommes considérables du complexe militaro-industriel vers des initiatives sociales de type soins de santé universels pour tous et amélioration du système publique d’éducation, qui est catastrophique. Sans ça, c’est l’économie même des États-Unis qui est menacée, et ce à très court terme.

    Anecdote pour illustrer la chose. En 2005, le géant Toyota choisi de construire une nouvelle usine d’assemblage en amérique du Nord. Au final, deux sites sont retenus : un en Alabama et l’autre en Ontario (Canada). Toyota choisi finalement de s’établir en Ontario.

    Pourquoi : meilleure qualité de la main-d’oeuvre, car mieux éduquée, et accès des employés à un régime universel de soins de santé. (http://www.nytimes.com/2005/07/25/opinion/25krugman.html?_r=1)

    La politique américaine est beaucoup plus irrationnelle qu’on le croit. Il existe, là-bas, des a priori, des contraintes psychologiques telles, qu’il n’est pas interdit de croire que les nécessaires réformes sociales ne seront pas mises en branle. À ce moment, il y a lieu de croire que les États-Unis ne pourront stopper sur la pente du déclin sur laquelle ils semblent engagés en ce moment.

    Mais si, a contrario, les politiques étatsuniens parviennent à relever le défi et à moderniser le fonctionnement de l’appareil d’état, les États-Unis resteront un joueur important, mais dont l’importance va diminuer, puisque l’argent consacré aux réformes sociales ne pourra être consacré au complexe militaro-industriel et à tout ce qui vient avec en terme de puissance, d’influence, etc.

  5. Frédéric Says:

    HS mais doit on rappeler qu’au Viet Nam, les États Unis était en défensive au Sud et n’ont jamais cherché à envahir le Nord; pour Washington, on envisagé une issue à la Coréenne avec chacun bien gentiment de son coté de la frontière.

    Pour les coups d’état, qui n’en à pas fais à l’époque ? Coalition URSS-Algérie-Cuba soutenant les révoltes au Zaire, armée cubaine intervenant dans plusieurs pays d’Afrique, Le Che qui à tenté de  »mettre le feu » dans plusieurs pays en Amérique latine, etc…

    Pour en revenir au sujet, même si les USA ne seront plus l’unique superpuissance planétaire, situation unique dans l’Histoire avec un grand H, tant que l’Union Européenne ne sera pas un véritable Etat, sa masse humaine et ses ressources en feront toujours la première puissance Occidental.

  6. ZeusIrae Says:

    @Radisson:
    Le système social est évidemment un problème important notamment à cause des coûts de plus en plus élevé qu’il engendre.

    Ses coûts, surtout si l’administration Obama entend étendre son champ d’action, sera évidemment une contrainte importante sur les budgets militaires et apparentés (spatiale, etc).

    Cela dit, et c’est ce que j’essayais de dire dans l’article (manifestement je n’ai pas réussi) , c’est qu’aussi complexe que soit ses problèmes, ceux des autres sont pires. Il suffit de regarder la grande puissance montante, la Chine. Vous parliez de problème sociaux? La situation chinoise est extrêmement sérieuse, il n’existe pour l’instant aucun système de retraite universel. Le gouvernement de Pékin essaye évidemment d’y remédier mais rien ne garantie qu’il y parviendra et quoiqu’il en soit le coût sera énorme.

    Peu importe à la limite que la compétitivité économique des Etats-Unis soit inférieur à celle du Canada du moment que cela reste à un niveau tolérable. Le Canada c’est 33 millions d’habitants, les USA 10 fois plus. Les masses en jeu n’ont tout simplement rien en commun.

  7. Radisson Says:

    @ZeusIrae,

    J’ai aussi, manifestement, échoué à transmettre mon message, qui est le suivant.

    Je suis d’avis que de tous les indicateurs économiques et sociaux qui existent pour évaluer la « santé » d’un pays et, partant, son potentiel, le plus important est l’espérance de vie de la population.

    Quand l’espérance de vie d’une population régresse, c’est annonciateur d’une très grave crise à venir. C’est d’ailleurs en se basant sur cet indicateur qu’Emmanuel Todd avait prédit, en 1976, l’effondrement de l’URSS dans 15 ans (1991).

    Le recul de l’espérance de vie au USA n’est pas encore généralisé. Mais le fait que cela existe devrait constituer une source grave de préoccupation, suffisante en tous les cas pour m’empêcher d’entretenir à l’égard des USA un optimisme qui me semble un peu trop bon enfant.

  8. Frédéric Says:

    Pouvez-vous indiquer les indications sur l’espérance par catégorie de population ?

    Ne pas oublier que les USA sont le pays occidental où l’immigration de masse est de loin plus importante avec 2 millions d’entrées par an et l’on compte plus d’une douzaine de millions de  »clandestins » qui ont du mal à se soigner.

    Ceux-ci venant en majorité de pays ou le système de santé est fragile et ayant des handicaps à ce niveau d’entrée de jeu.

  9. Frédéric Says:

    Selon ce site, l’espérance de vie continue à légèrement augmenté outre atlantique, passant de 77,03 ans en 2000 à 78,3 ans en 2008 :

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=USA&codeStat=SP.DYN.LE00.IN&codeTheme=3

  10. Frédéric Says:

    L’union des nations sud-américaines fera de l’ombre à  »l’impérialisme yankee » dans l’avenir sur le continent américain lui même ?

    Peut être, mais il y du chemin à faire :

    http://www.infoguerre.fr/?p=2278

  11. Frédéric Says:

    Après la démographie, la consommation :)

    Voici un diagramme représentant ce que dépensent un foyer américain par an :

    http://www.visualeconomics.com/how-the-average-us-consumer-spends-their-paycheck/

    34,1 % pour la maison
    17,6 % pour les transports
    12,4 % pour la nourriture
    10,8 % pour les assurances, sécurité sociale inclus
    5,7 % pour la santé

    1,9 % pour l’éducation ??? Bizarre, les frais universitaires ne sont pourtant pas donné outre atlantique.

  12. yves cadiou Says:

    Considérant quelques faits peut-être symptomatiques, je suis un peu réservé sur cette affirmation : « Les fondamentaux sont bons, voire même excellents ».
    Un fait qui s’est produit fin 2008 conduisait à s’interroger : l’on apprenait que le gouvernement fédéral des U.S.A. construisait un mur à la frontière mexicaine contre l’immigration clandestine. C’est-à-dire au sud de la région traditionnellement appelée « la Grande Californie » (la Californie et les états voisins). L’on était alors amené à se demander ce qui pouvait motiver le Nord-Est à construire un mur au Sud-Ouest : si les Californiens voulaient un mur, ils pouvaient le décider et le financer eux-mêmes. L’attention de la Maison Blanche concernant l’immigration en Californie était d’autant plus étonnante que le gouvernement fédéral avait par ailleurs montré son indifférence aux problèmes des Etats lors des inondations de la Nouvelle-Orléans.

    Je me suis alors souvenu d’une conversation que j’avais eue vingt-cinq ans plus tôt avec un officier yankee en stage à l’Ecole Militaire à Paris, un homme cultivé et sociable qui avait l’habitude de ne pas dire n’importe quoi. C’était l’époque où, en France, nos dirigeants politiques ne savaient pas quelle attitude adopter au sujet de notre immigration. Cet officier états-unien m’a expliqué que chez eux, le problème était l’immigration hispanique parce que nombreuse, jeune, dynamique, peu anglophone et venant de pays (principalement le Mexique) d’un assez bon niveau socioculturel. Par conséquent j’interprétais : concurrence sérieuse pour les anglo-saxons.
    C’était aussi l’époque où les géostratèges se demandaient si le Pacifique n’était pas destiné à devenir « le nouveau cœur du monde ». Cette même question se pose encore aujourd’hui avec le développement économique et informatique des pays d’Asie, ainsi que l’ouverture probable de la route maritime vers l’Europe et l’Afrique par l’Arctique, route ne subissant pas les limites de gabarit, de tonnage, de débit imposées par le canal de Panama : les Californiens pourraient être incités à vouloir mener leur propre politique étrangère.

    Les Etats-Unis, qui semblent unis et même monolithiques, abritent des angoisses internes qui ne permettent pas de conclure trop vite que les fondamentaux seraient excellents. Ces angoisses peuvent d’ailleurs expliquer des actions de politiques extérieures qui apparaissent comme peu rationnelles si l’on néglige la sociologie américaine. Ainsi des croisades plus ou moins aventureuses sont destinées peut-être à réunir des communautés divergentes en les mobilisant contre un ennemi commun peu représenté à l’intérieur des frontières.

  13. Frédéric Says:

    Meme si les latinos sont maintenant largement majoritaire a L.A. ; ils est très peu probable qu’ils souhaitent un retour de la Californie vers un Mexique à proie à une guerre des gangs plus sanglante que l’Afghanistan.

    Concernant la  »barrière », elle concerne une zone désertique de plus de 1 200 km qui était une vraie passoire.

    Outre l’immigration clandestine, cette zone peu surveillée à servit à des groupes mafieux mexicains pour faire des raids dans des villes US comme au temps de Pancho Villa, d’ou l’actuelle militarisation de la zone.

  14. Frédéric Says:

    La preuve par l’exemple. Une grenade à fragmentation a été lancé dans un bar au Texas par des trafiquants de drogue mexicains. Elle n’a pas explosé grâce à la 2ième sécurité mais la police craint que les trafiquants utilisent ce type d’armes de plus en plus, comme au Mexique voisin :

    http://www.military.com/news/article/drug-cartel-grenade-tossed-in-us-bar.html?col=1186032325324

  15. Frédéric Says:

    Tiens, c’est bizarre. C’est alors que le pays en crise économique que la criminalité recule, voir les divers tableaux de ce rapport du FBI :

    http://www.fbi.gov/ucr/08aprelim/index.html

    Au fait, s’il est possible de regrouper mes interventions dans un seul message plus plus de visibilité, merci d’avance :)

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