Tournée lors des exercices de l’ATLC 2009, cette vidéo extraite du HUD (Head-Up Display) montre un Rafale qui ne lâche pas un F-22 Raptor d’une semelle. Ce duel était d’autant plus attendu que l’appareil américain était donné comme quasi invincible car conçu exclusivement pour le combat aérien et donc plus agile qu’un chasseur multi-rôle.
Nul doute que les aficionados.fr hurleront cocorico! et apprécieront la respiration du pilote français encaissant les « G » lors de ce spectaculaire dogfight…
Le document a été envoyé anonymement au Portail des Passionnés de l’Aviation qui l’a publié (en insérant quelques croustillants préambules) après avoir pris les précautions nécessaires et s’être assuré qu’il ne viole ni secret industriel, ni un quelconque secret défense :
Unique dans la foule par nos conversations téléphoniques !
Une étude récente [1] publiée le 25 mars 2013 dans la revue Nature réalisée par une équipe de chercheurs du MIT et de l’Institut Catholique de Louvain (Yves Alexandre de Montjoye, César A Hidalgo, Michel Verleysen) vient confirmer un sentiment partagé par de nombreux chercheurs en théorie de l’information : nous surestimons fortement notre anonymat numérique et sous-estimons notre unicité au sein d’une foule. L’équipe du MIT vient de montrer en effet qu’il suffit de quatre repères spatio-temporels de type métadonnées pour déterminer dans 95% des cas, l’identité d’un individu utilisant un réseau de communication téléphonique.
« Ils sont plus de deux mille et je ne vois qu’eux deux … » J. Brel
Les repères utilisés sont par exemple le lieu ou l’heure de l’appel téléphonique. L’identité de la cible est inconnue, seules ses traces de mobilité sont analysées. Ce résultat spectaculaire montre que le concept d’anonymat d’un individu utilisateur d’un réseau de téléphonie mobile est à la fois hautement abstrait, fragile, surestimé et que quatre traces informationnelles suffisent dans la majorité des cas à le faire voler en éclat.
Souvenez-vous : il y a dix-huit mois, une bande de passionnés organisait un colloque fondateur (seminal, en bon franglais) sur la stratégie du cyberespace. Le sujet émergeait à peine en France, et s’il y avait eu des précurseurs (Daniel Ventre, François-Bernard Huyghe), cela ne passionnait pas encore les foules. Certes, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale de 2008 avait eu des paroles prophétiques. Certes, l’attaque contre Bercy en 2010 avait soulevé l’intérêt. Certes, on parlait de Stuxnet ou de l’attaque en Géorgie. Certes, quelques blogueurs fanas en parlaient, et notamment ceux d’Alliance Géostratégique. C’est d’ailleurs avec les alliés d’AGS que nous avions publié quelques billets dans un « thème du mois » fameux, puis nous en avions tiré un « Cahier d’AGS » sur les « Stratégies dans le cyberespace« , que nous avions coordonné, StéphaneDossé et moi-même, en septembre 2011. C’est d’ailleurs à cette suite que Christian Malis, du centre de recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) nous avait contacté pour organiserce colloque, qui s’est donc déroulé en novembre 2012.
Voici un ouvrage particulièrement intéressant et original. Gregory A. Daddis, Colonel dans l’armée de terre américaine et professeur d’histoire militaire à West Point, étudie la manière dont l’armée américaine a tenté de développer des indicateurs (metrics) permettant d’évaluer ses progrès durant la guerre du Vietnam, et le poids de ces indicateurs sur la conduite de la campagne. Le résultat est un ouvrage bien écrit et recherché, qui pose des questions fondamentales sur la mesure de l’efficacité militaire.
Lorsque l’on parle des indicateurs développés lors de la guerre du Vietnam, la critique habituelle est que les Etats-Unis, engagés dans une stratégie d’attrition, se seraient uniquement basés sur le nombre de morts en opérations (body count), ce qui les aurait empêché de percevoir la nature fondamentalement politique de la guérilla qu’ils affrontaient. Daddis montre que si le body count faisait partie des indicateurs développés, il n’était absolument pas le seul, ni forcément le plus important. Cette remise en perspective est particulièrement intéressante, puisque Gladdis nous plonge dans les rouages d’une armée tentant de déterminer si elle est en train de progresser dans un conflit.
Selon le manuel de Tallinn(OTAN), l’élimination physique d’un hacker civil impliqué dans une (cyber)guerre est parfaitement légale.
La cyberguerre probable est jolie et propre : des combattants armés de claviers attaquent des systèmes d’information ou de contrôle avec des lignes de code. Cependant, tout porte à croire que la cyberguerre réelle – qui relève encore du futur conditionnel – ne sera que le versant numérique d’une guerre globale.
Rédigé par un groupe d’experts mandatés par l’OTAN qui propose une transposition du droit international aux cyberconflits, le manuel de Tallinn recommande d’épargner des cibles telles que les hôpitaux, les barrages hydroélectriques et les centrales nucléaires mais estime quasi ouvertement qu’un état a le droit de riposter par des moyens conventionnels à une cyberattaque qui aurait irréfutablement causé des pertes humaines et/ou de lourds dégâts matériels.
Pour la cinquième édition de ses Rencontres Parlementaires de la Sécurité Nationale, Défense & Stratégie consacre une journée de débats et d’ateliers au thème « Sanctuarisation du territoire national : quelle stratégie de lutte contre le terrorisme ? ».
Accueillies le mercredi 19 juin sur le site du Fort de Charenton, ces rencontres seront le lieu d’échanges entre parlementaires et professionnels de la lutte contre le terrorisme, issus des services de renseignement, de la Police Nationale, de la Gendarmerie, des Armées, du monde judiciaire et de la sécurité. Ce panel très complet sera une occasion rare pour le public d’écouter des professionnels souvent discrets de la Sécurité Nationale, dont les expertises conjuguées éclaireront cette thématique complexe.
Les débats, qui sont ouverts au public sous réserve d’inscription, seront ponctués de démonstrations et d’ateliers organisés par le pôle judiciaire de la Gendarmerie Nationale, dans le cadre convivial du Fort.
Alors que le sommet bilatéral États-Unis / Chine à Sunnylands [1], Californie, vient de s’achever, cet article s’intéresse en particulier au volet cybernétique. En rappelant les « scoops » les plus emblématiques qui ont précédé cette rencontre historique puis en les replaçant dans un contexte d’opérations et de manœuvres informationnelles.
L’occasion d’affermir certaines lignes de force pour finalement se demander si ce sommet aura permis aux deux frères ennemis d’avancer dans la bonne direction. Lire la suite →
1999. Le chef du cartel mexicain du Golfe, Osiel Cardenas Guillen, fait baptiser sa fille. Après avoir conversé avec les invités, il grimpe dans sa Dodge Durango. A côté de lui, le parrain de sa fille, un partenaire de longue date. Le garde du corps de Guillen, Arturo Guzman Decenas, est assis à l’arrière. Soudain, celui-ci sort son arme et exécute le parrain d’une balle dans la tête. Guillen décerne alors à Guzman le surnom de « Friend Killer ». Guzman, c’est Z-1, le fondateur des Zetas, l’une des organisations criminelles les plus dangereuses et parmi les plus militarisées du Mexique. Après une présentation du groupe il y a deux ans1, voici un retour plus précis sur les différentes phases de l’évolution des Zetas, ou comment une « simple » garde prétorienne hypermilitarisée d’un des grands cartels mexicains est devenue la deuxième organisation criminelle du pays, avant d’être à son tour victime de son succès.
Zones d’influence des principaux cartels mexicains en janvier 2012.-Source : USopenborders.com
Protection rapprochée… et plus si affinité (1997-2004)
Guillen, le chef du cartel du Golfe, qui reprend le contrôle de l’Etat mexicain du Tamaulipas à la fin des années 1990, devient de plus en plus paranoïaque. Face à ses rivaux, nombreux, il ressent le besoin de disposer d’une garde rapprochée d’élite. Guzman, ancien des GAFES2, unité d’élite de l’armée mexicaine, a l’idée de débaucher 30 de ses camarades, bien armés, bien entraînés et qui sont eux-mêmes capables de former des recrues. Ces 31 ex-soldats forment le noyau d’origine des Zetas.
Dans les années 1960, il n’y avait ni imagerie de synthèse ni Peter Jackson, en revanche il y avait Ray Harryhausen considéré comme le grand maître des effets spéciaux de cette époque et qui le restera bien après son dernier grand oeuvre en 1981. Date à laquelle il prit une retraite bien méritée.
Passé de rigueur puisque l’individu est décédé le 7 mai 2013 à l’âge de 92 ans. Sa filmographie désormais définitive est éloquente : le merveilleux et le mystérieux s’y côtoient de 1942 à 1981. Le Choc des Titans en 1981 fut un dernier hommage à sa passion comme à ses (nombreux) admirateurs. Le métrage marqua tellement son époque qu’il eut droit à sa reprise en 2010, le réalisateur Louis Leterrier y fera une allusion fugace mais remarquée avec l’apparition d’une chouette mécanique. Les années 1980 plaçaient déjà une autre génération de faiseurs d’artifices représentés par La guerre des étoiles, Indiana Jones ou encore Blade Runner. Cependant le côté kitsch des oeuvres de l’américain ne prête aucunement à sourire mais plutôt à ravir, même près de cinquante ans après leur première diffusion.